ACTUALITé - CULTURE - CARNAVAL 2018

« Yo mayé kan menm! »

France-Antilles Guadeloupe 13.02.2018
Estelle VIRASSAMY

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« Yo mayé kan menm! »
Après les épousailles, les deux amoureux semblaient marcher vers le bonheur. (Roberto BIRHUS)

Le mariage burlesque organisé par Le Point d'interrogation, le Lundi gras, à Pointe-à-Pitre, connaît un succès grandissant.

Rien. Non, rien n'aurait empêché ces deux-là de convoler en justes noces, ce lundi matin. À deux jours de la Saint-Valentin, monsieur « Nonm a tout moun » et mademoiselle « Bésé a tè, ranmasé ayen » se sont dit « Oui » , au centre culturel Rémy-Nainsouta, à Pointe-à-Pitre. Leur mariage - burlesque - a été célébré par monsieur le maire d'un jour, Rony Théophile. Cette satire du mariage - proposée, chaque Lundi gras, par le groupe à peau pointois Le Point d'interrogation - regroupe de nombreux protagonistes : mariés, témoins, parents, invités, « mako é makrèl » du quartier, une petite amie éconduite, parfois enceinte, à qui le fiancé avait promis le mariage, ou quelques amants délaissés par la future mariée. Si quelques éléments de la célébration sont préparés en réunion, une grande place est réservée à l'improvisation au cours de la cérémonie.
« Les gens viennent nombreux et de plus en plus loin pour assister à ce mariage burlesque, a lancé Rony Théophile. La petite salle de Rémy-Nainsouta est trop petite pour accueillir tout le monde. L'an prochain, il faudra peut-être trouver un autre lieu. »
AU RYTHME DES « TANBOU A MAS »
À chaque édition, les mariés sont des volontaires, issus du Point d'interrogation, qui veulent bien se prêter au jeu. L'homme est travesti en femme et la femme porte des habits et des accessoires habituellement réservés à l'homme. Pour ce cru 2018, Séverine, membre du Point d'interrogation depuis huit ans et musicienne depuis trois ans, a endossé le costume du mari, monsieur « Nonm a tout moun » . Porteur d'encens au sein du groupe pointois depuis deux ans, Vincent, qui fréquente Le Point depuis qu'il est enfant, a interprété le rôle de la mariée, mademoiselle « Bésé a tè, ranmasé ayen » . La cérémonie des épousailles a été ponctuée - comme à l'accoutumée - par de nombreuses interventions des parents, témoins, etc. Des interruptions qui n'ont pas empêché les futurs époux de concrétiser leur voeu.
À l'issue de la célébration, les jeunes mariés ont fait quelques mètres sur le boulevard légitimus, au rythme des « tanbou a mas » du Point d'interrogation et du refrain « Yo mayé kan menm » entonné par leurs parents et amis.
Devant le maire d'un jour, Rony Théophile, ils se sont dit « oui » (Roberto BIRHUS)
Sous les applaudissements du public, ils se sont embrassés. (Roberto BIRHUS)
La salle était pleine à craquer. (Roberto BIRHUS)
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