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ANSE-BERTRAND - Kazagwoka pend sa crémaillère à Massioux

France-Antilles Guadeloupe 18.03.2017
Stéphanie TOLLET

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Kazagwoka pend sa crémaillère à Massioux
Bien qu'hôte de la soirée, Rémus Étenna a été happé par l'appel du ka, pour le plaisir de tous.
Ils ont été nombreux, à Massioux, pour participer à l'inauguration du local flambant neuf de l'école ansoise de danse traditionnelle et de percussion, Kazagwoka.
Créée en 2009 par Rémus Étenna, infatigable acteur culturel dans le milieu du gwoka, l'association prend un rapide essor. Elle dispense aujourd'hui des cours de danse et de musique aux enfants comme aux adultes, quel que soit leur niveau, et propose également du fitness au son du ka.
Depuis la création, c'est Franciane Legrand qui a fourni la salle nécessaire aux activités. Cette dernière a été chaudement remerciée par Rémus Étenna, alias Byen Jouwa, pour sa gentillesse et sa disponibilité sans faille au cours de ces huit années de collaboration.
Vaste structure métallique à l'acoustique et à la lumière parfaites, le nouveau local de Kazagwoka a de nombreux atouts pour séduire les élèves et les emmener plus loin. Le directeur, qui se définit lui-même comme un missionnaire, a fait inscrire sur les murs en guise d'accueil : « Merci Dieu d'amour de m'avoir choisi pour cette belle mission. »
Bien que le chemin n'ait pas été facile, le fondateur de l'école a trouvé sur sa route plusieurs personnes qui l'ont aidé et accompagné dans son projet, contribuant ainsi de près ou de loin à la qualité du résultat. Lors de la cérémonie d'inauguration, Byen Jouwa a consacré un long moment à remercier tous ceux qui ont oeuvré à l'aboutissement de ce projet, avant de laisser place aux réjouissances : danse, chants, ka et gourmandises.
Xavier Reine et Lucienne Vesta ont été remerciés pour leur implication tout au long du chantier.
Accompagné de son épouse Claudine, Rémus Étenna a coupé le ruban inaugural du nouveau local avec beaucoup d'émotion.
Après les discours, les 7-12 ans ont fait une belle démonstration de leur apprentissage.
Tatiana Cloudius, la professeur de danse, a enchanté le public avec un très beau woulé.
Maryline, Catherine et Carole ont fait voler les tissus en offrant aux yeux des spectateurs un dynamique padjanbel.
Dimensions séduisantes, acoustique d'excellente qualité, lumière savamment dosée, couleurs chatoyantes : le nouveau local devrait contribuer à faire progresser les élèves de l'école.
ILS ONT DIT
Carole Laug, adjointe au maire d'Anse-Bertrand, chargée de la culture : « Byen Jouwa est un exemple »
« On vient tous au monde pour accomplir une mission mais cela demande du désintéressement. Si on arrive à faire passer le bien public avant ses propres intérêts, alors on devient un vecteur de lien social, on tisse des liens dans la durée, on devient une force de développement économique.
Je connais la nature des engagements de Rémus Étenna. La culture est une force et une puissance qui nous permet de nous inscrire dans l'éternité. Byen Jouwa est également un exemple pour nous tous car il a réussi à faire de sa passion son métier. »
Victor Arthein, maire de Port-Louis : « Fè ka-la sonné, vibré, rézonné »
« Byen Jouwa, ou ka voyé onlo vibrasyon, ou ka ba mwen on bèl lèson. Ou sé on nonm de responsabilité, de volonté et de rigueur. Fè ka-la sonné, vibré, rézoné. Ta réalisation me rend encore plus fier du peuple du Nord. »
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