ACTUALITé - CULTURE

Résidence d'écriture à l’Habitation La Ramée

franceantilles.fr 12.04.2018

0RÉAGIR

Résidence d'écriture à l’Habitation La Ramée
Durant une quinzaine de jours, Isabelle Calabre profite du cadre historique de l'Habitation La Ramée pour écrire son nouveau livre « Contredanses et quadrilles créoles, identités, esthétiques et histoire »
L’écrivaine Isabelle Calabre a posé ses valises à l’Habitation La Ramée, à Sainte-Rose, où elle demeure en résidence jusqu'au 26 avril, à l’invitation du conseil départemental.
Durant cette quinzaine de jours, la journaliste, auteure et spécialiste de danse, profite du cadre historique de cette propriété pour écrire son nouveau livre « Contredanses et quadrilles créoles, identités, esthétiques et histoire ». Une manière aussi de faire écho au travail mené par Chantal Loial et sa compagnie Difé Kako, actuellement résidents de l’Artchipel scène nationale. Le 21 avril, à l’Habitation La Ramée, Isabelle Calabre et la compagnie de danse, Difé Kako, proposeront d'ailleurs une conférence dansée, trait d’union du fruit de leurs travaux respectifs. Outre son travail d'auteur, l’écrivaine proposera également des ateliers d’écriture à destination des scolaires et des séniors.
Des danses de société réadaptées à la culture créole
Auteure depuis plus de 20 ans et spécialiste de danse, thématique sur laquelle elle a écrit plusieurs ouvrages et articles via des magazines ou sites multimédias, Isabelle Calabre est reconnue comme une personnalité du milieu. Elle s’intéresse aux formes chorégraphiques, à leur évolution, et à leur inscription dans l’histoire culturelle et sociale.
Son nouvel ouvrage « Contredanses et quadrilles créoles, identités, esthétiques et histoire » se propose donc d’articuler le suivi du travail artistique mené à cette occasion par la compagnie Difé Kako à une réflexion plus large, qui fait de ces danses, les symboles de la réappropriation identitaire et culturelle d’une esthétique venue d’ailleurs.
Il s’appuiera sur des témoignages recueillis auprès des groupes de quadrille aux Antilles-Guyane et en métropole, mais aussi des pratiquants d’autres danses, afin de questionner leur rapport ambigu à ces formes « du passé ». Grâce à l’observation de bals in situ, il étudiera leur évolution non seulement par rapport aux contredanses d’origine, mais aussi dans la diversité de leurs écritures selon les régions géographiques, afin de déterminer l’origine et le sens de ces différences. Enfin, il s’intéressera au caractère social, historique et familial de ces danses de société empruntées au colonisateur mais réadaptées à la culture créole, pour en faire les témoins emblématiques d’une identité complexe et réconciliée. 
0
VOS COMMENTAIRES

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION