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Osé et ambitieux, le pari de la CEPAC

France-Antilles Guadeloupe 15.02.2017
Marc ARMOR

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Osé et ambitieux, le pari de la CEPAC
Membres du directoire de la CEPAC, MM. Derick, Deregnaucourt et Didier ont longuement expliqué les tenants et aboutissants de cette intégration. (Roberto Birhus)

La CEPAC affirme ses ambitions aux Antilles, tant pour elle-même que pour ses clients. L'objectif, devenir « la » banque de la Guadeloupe et de la Martinique, est décliné à travers le slogan « Osez vos ambitions » .

Au cours de ces dernières années, le paysage bancaire Outre-mer a considérablement évolué. La CEPAC y détient désormais une place de choix, après le rachat des Banques de La Réunion, des Antilles françaises et de Saint-Pierre et Miquelon, des territoires dont la Caisse affirme qu'ils ont « un fort potentiel de croissance » .
« La Caisse d'épargne Alpes Provence Corse est morte : vive la CEPAC. » C'est le sens du message que le directoire de la Caisse - son président, Alain Lacroix, en première ligne - est venu faire passer aux Antilles. Au-delà de la volonté de tranquilliser les anciens clients de la BDAF, via ce côté Phoenix de l'établissement qu'il préside, M. Lacroix est surtout venu ici pour faire partager « son rêve, celui que la CEPAC soit, aux Antilles, aussi importante qu'elle l'est en Provence, en devenant un acteur capable d'accompagner le développement du territoire dans toutes ses dimensions. » Ce n'est pas encore le cas, mais c'est en bonne voie. Parce qu'en mettant 1 milliard d'euros sur la table pour racheter la BDAF, la Banque de La Réunion, la Banque de Saint-Pierre et Miquelon, la CEPAC s'est donné les moyens de cette progression.
RÉSERVOIRS REMPLIS À RAS BORD
Cette opération d'intégration - au terme de laquelle tous les établissements sont regroupés au sein d'une seule et même entité - a donné une autre dimension à la CEPAC. Désormais présente sur trois continents, elle a intégré 125 000 nouveaux clients, 54 agences et 800 nouveaux collaborateurs. Ses encours clientèle et son bilan ont largement progressé et sa rentabilité s'est accrue (lire ci-dessous). Les trois membres du dsirectoire qui accompagnaient M. Lacroix - Serge Derick, en charge du pôle Outre-mer, Sébastien Didier et Jacques Deregnaucourt - ont mis les chiffres sur la table : « Nous avons ces deux carburants indispensables que sont les fonds propres, à hauteur de 3 milliards d'euros, et les liquidités, avec 35 milliards d'euros de dépôts » .
De tels résultats et cette autre dimension confortent évidemment de solides ambitions, tant pour l'établissement que pour ses partenaires. « Osez votre ambition » , c'est d'ailleurs l'invitation que la CEPAC adresse à ses clients, qu'il s'agisse de particuliers, d'entreprises, d'associations ou d'institutionnels. Compte tenu de cette nouvelle envergure, elle s'affirme « plus que jamais capable de gérer des projets internationaux et d'accompagner ses partenaires pour saisir des opportunités mondiales » . Parce qu'à la CEPAC, on en est certain : la ligne d'horizon n'est pas une limite.
ZOOM - UN RATIO DE SOLVABILITÉ DE 16%
Avec 800 millions d'euros de PNB, le résultat net de la CEPAC s'est établi fin 2016 à 160 millions d'euros. Ses capitaux propres, renforcés à près de 3 milliards d'euros, permettent d'afficher, malgré l'opération d'intégration des banques d'Outre-mer, un ratio de solvabilité de 16%.
En parts de marché, la Caisse d'Épargne CEPAC représente désormais :
- En Guadeloupe 22,6% des crédits et 15,1% de la collecte. Elle est la première banque dans le financement des crédits d'équipement aux entreprises et collectivités avec 34,10% de parts de marché.
- En Martinique, 17,6% des crédits et 14% de la collecte. Elle est également leader dans le financement des crédits d'équipement aux entreprises et aux collectivités, avec 29,6% de parts de marché.
IL A DIT Alain Lacroix, président du directoire de la CEPAC : « C'est le début d'une histoire »
(Roberto Birhus)
« Le changement de la réglementation contraignait les banques d'Outremer, parce qu'elles ne disposaient pas des fonds propres suffisants, à s'adosser à des établissements plus puissants. Il n'y avait pas beaucoup de candidats pour étudier cette opération. Mais la CEPAC était intéressée, parce qu'elle était déjà présente aux Antilles et savait mieux que tout le monde ce qu'il était possible de réaliser ici. Et parce qu'il y existe des potentiels et des enjeux économiques forts. Nous nous sommes donc attachés à atteindre la taille critique pour réaliser cette opération, en constituant un véritable pôle ultramarin et en diversifiant nos activités au point de devenir une grande banque, reconnue pour l'étendue de la palette de ses savoir- faire. Maintenant, vous assistez à la naissance d'une nouvelle banque, la CEPAC. C'est un acronyme, pas encore une marque, juste le début d'une histoire qui doit la conduire à devenir « la » banque des Antilles » .
Engagée dans les territoires
La CEPAC est engagée dans le développement des territoires par l'accompagnement financier d'investissements et de projets économiques structurants. Mais son engagement se traduit aussi par ses choix de partenariats et de mécénats en faveur d'actions culturelles et sportives. Parmi les partenariats emblématiques, on peut citer les Voiles de Saint-Barth, ou encore le carnaval de Basse-Terre.
Elle est également une banque engagée en faveur de la responsabilité sociale. Avec près de 320 000 sociétaires, elle partage les principes de solidarité et de lutte contre les exclusions en soutenant des projets associatifs. Plus de 70 associations bénéficient chaque année de dons philanthropiques pour leur action en faveur de l'insertion par l'emploi, l'autonomie des personnes et le développement durable.
La CEPAC s'appuie sur les administrateurs de Sociétés locales d'Épargne pour détecter des projets d'intérêt général et lui permettre de répondre concrètement aux besoins économiques et sociaux des territoires.
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