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Un premier GIEE en Guadeloupe

France-Antilles Guadeloupe 15.02.2017

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Un premier GIEE en Guadeloupe
Dans sa démarche, l'association Tropicales Fleurs Guadeloupe est accompagnée par la Chambre d'agriculture, l'Inra et le CFPA.

L'association Tropicales fleurs Guadeloupe innove. Les agriculteurs qui la composent sont les premiers à se lancer dans une démarche de groupement d'intérêt économique environnemental (GIEE).

Fin 2012, le gouvernement a engagé le Projet agro-écologique pour la France dont l'objectif est le développement d'une agriculture performante sur les plans économique, environnemental et social. Ce projet vise à impulser la transition écologique des modes de production agricole en s'appuyant, de manière privilégiée, sur des démarches collectives impliquant plus efficacement l'ensemble des acteurs des filières, des territoires et du développement agricole. C'est dans ce cadre qu'un nouvel outil, le groupement d'intérêt économique environnemental (GIEE), a été mis en place. Un premier GIEE, porté par l'association Tropicales Fleurs Guadeloupe, est en cours de constitution dans l'archipel.
JUSQU'AU BOUT DE LA CHAÎNE
L'objectif des membres de l'association Tropicales Fleurs Guadeloupe est d'optimiser leurs systèmes d'exploitation sur des bases agro-écologiques. Leur projet vise à faire émerger ainsi de nouvelles dynamiques collectives, ancrées dans le territoire de la Côte au-Vent, et de nouveaux modèles de production, dans lesquels le respect de l'environnement devient un atout de compétitivité.
Les quatre agriculteurs de l'association ont lancé une dynamique originale : ils recherchent des complémentarités afin de développer des assortiments et gammes de produits, issus de leurs exploitations, pour gagner ainsi un avantage concurrentiel.
Au-delà de leurs productions actuelles, ils veulent saisir les opportunités du marché et se positionner sur des cultures en régression ou en développement. Ils entendent aller jusqu'au bout de la chaîne logistique, en créant un point de rassemblement des produits en Côte au-Vent, ce qui permettra d'en commercialiser une partie en circuits courts et de promouvoir leur démarche.
Ils bénéficieront d'avantages. Les Groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) permettent en effet une reconnaissance officielle par l'État de l'engagement collectif d'agriculteurs.
Les actions prévues dans un projet reconnu dans le cadre d'un GIEE bénéficient de majoration dans l'attribution des aides, ou d'une attribution préférentielle des aides.
Des collectifs d'agriculteurs
Les GIEE sont des collectifs d'agriculteurs reconnus par l'État qui s'engagent dans un projet pluriannuel de modification ou de consolidation de leurs pratiques, en visant à la fois des objectifs économiques, environnementaux et sociaux. La démarche doit venir des agriculteurs eux-mêmes en associant plusieurs exploitations sur un territoire cohérent favorisant les synergies. Les actions prévues doivent répondre aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux du territoire où sont situées les exploitations concernées. Les actions du projet doivent relever de l'agro-écologie.
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VOS COMMENTAIRES
  • iMandarinGriot - 16.02.2017
    Et la farce s'enfle !
    Voici ce que j’écrivais le 01/02/2017
    “ La phraséologie pour une agriculture locale, sociale et solidaire, avec une emphase ronflante (alimentation saine, nourrir le peuple guadeloupéen), tout cela augure de beaux parleurs, forts devant les micros des médias ...
    J’explique donc à nouveau que cette agriculture ne nourrit que celui qui le pratique et misérablement encore. Et mes agriculteurs avec leur train de vie devraient avoir en ligne de mire ceci : leur agriculture doit-être celle de ses collègues néo-zélandais, australiens, de ceux des énormes fermes usines d'Allemagne, de Hollande, du Brésil, d'Argentine, du Costa-Rica.
    Mes agriculteurs passant leur temps à la télé ou en rallye automobile, je sais que je ne dois compter que sur mes centres commerciaux pour mon alimentation.
    La farce de la sécurité alimentaire dont ils me rebattent les oreilles ne fonctionne qu’en Guadeloupe. Je ne peux pas croire que mes compatriotes ne savent pas que la Corée du Sud, l’Inde, ou la Chine, achètent des terres partout dans le monde pour acheminer les productions par mer ...
    Un nouveau volet s’ajoute ici : les technique de vente. Elles seront donc appliquées pour que ces agriculteurs écoulent moins 25 kg par producteur. Mieux vaut en rire pour ne pas pleurer. La farce de l’agriculture est en plein boum et moi je compte sur les conteneurs pour me nourrir !
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