ACTUALITé - ÉDUCATION

Etablissements scolaires bloqués : la contagion

franceantilles.fr 15.02.2017

0RÉAGIR

Etablissements scolaires bloqués : la contagion
(Photo : D.R)

La grogne dans les établissements scolaires ne cesse de se propager. Les syndicats SNES-FSU, SNEP-FSU et le SNUipp-FSU lancent un appel au rassemblement, jeudi, devant la préfecture.

Depuis janvier, les blocages d'établissements scolaires, collèges principalement, se propagent dans toutes les communes. Quand certains lèvent leur mouvement après négociation avec le rectorat, d'autres se soulèvent le lendemain. Un mouvement de grogne essentiellement menée par les syndicats SNES-FSU, SNEP-FSU et le SNUipp-FSU pour dénoncer la nouvelle carte scolaire 2017. Hier, plusieurs établissements étaient encore perturbés : les trois collèges de Saint-Martin, les collèges des Roches Gravées à Trois Rivières, Albert Baclet à Marie-Galante, Mireille Choisy à Saint-Barthélémy, Bébel à Sainte-Rose, Maximilien Vrécord à Petit-Canal et le lycée Gerville Réache à Basse-Terre. Le collège Courbaril de Pointe Noire, mène une action différente, puisque ce sont les parents d'élèves qui appuient le mouvement des enseignants et qui n'envoient plus leurs enfants à l'école « pour faire bouger le rectorat ».
Au cœur du problème : une baisse démographique importante ces dernières années, selon l'administration, qui entraîne une baisse des moyens pour la rentrée prochaine.
« NOUS AVONS DES DIFFICULTÉS »
Résultats : seules deux créations de postes dans le 1er degré, des classes qui risquent d'être supprimées notamment dans le 2e degré et une augmentation des heures supplémentaires pour les enseignants.
« Monsieur le Recteur ne cesse de jouer le pourrissement et renvoie à la rentrée scolaire l’attribution de moyens précaires en dépit du bon sens, précise la FSU. « S'il y a une baisse d'effectif alors les enseignants ne la perçoivent absolument pas car les effectifs des classes sont en hausse dans tous les établissements (y compris en REP*) et les heures supplémentaires explosent, précise Eddy Ségur, secrétaire départemental de la FSU. L'an dernier 60 heures/poste ont été créés en catastrophe en septembre avec des contractuels à cheval sur plusieurs établissements. Les titulaires ayant été déplacés en amont, parfois hors du département. Nous sommes dans une académie où nous avons des besoins, des élèves et des difficultés. Par conséquent, nos syndicats demandent au recteur et au préfet de classer toute l'académie en REP + comme cela vient d’être fait en Guyane ». Selon le recteur Camille Galap, qui tente de calmer les esprits depuis plusieurs semaines, « l'académie dispose des moyens de faire fonctionner tous les établissements de manière correcte et des ajustements seront possibles jusqu'à la rentrée ».
Le mouvement devrait se politiser ces jours prochains. Une manifestation devant la préfecture, l’hôtel du département et de la région est organisée, jeudi, à Basse-Terre, pour accompagner une délégation qui serait reçu suite aux demandes d’audience faites par la FSU.
*REP : Réseaux d'Éducation Prioritaire.
(Photo : D.R)

0
VOS COMMENTAIRES

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION