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L'économie sociale et solidaire investit l'école

France-Antilles Guadeloupe 13.03.2018
Laurence BAPTISTE-SALOMON

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L'économie sociale et solidaire investit l'école
La première semaine académique de l'économie sociale et solidaire a été lancée hier au lycée Charles-Coeffin à Baie-Mahault. (LBS)

La première semaine académique de l'économie sociale et solidaire se déroule jusqu'au 18 mars. Objectif : la promotion de valeurs humanistes et un développement économique solidaire porteur de débouchés.

« Nous leur donnons des spaghetti, des marshmallows, des bouts de ficelle, du Scotch et leur demandons de faire une tour. Seuls, ils iront vite, mais ils réaliseront qu'ensemble, ils iront plus loin ». Martine Thalus est la correspondante régionale de l'Esper : l'économie sociale, partenaire de l'école (16 membres dans l'archipel). Jusqu'au 18 mars, se déroule la première semaine académique de l'économie sociale et solidaire (ESS) dans les établissements scolaires de Guadeloupe, avec un peu d'avance par rapport à la manifestation nationale qui, à la fin du mois, tombait pendant les vacances de Pâques.
Valeurs humanistes
Le jeu explicité plus haut pourrait être l'un de ceux proposés ce mardi aux élèves d'une classe de CM2 de l'école Hilarion Léogâne aux Abymes (1). Il permet en effet de transmettre des valeurs de l'économie sociale et solidaire. « Tout le monde participe au sein de l'entreprise : salariés, élus et les bénéfices sont réinvestis » , explique Martine Thalus.
L'ESS, c'est non seulement « remettre l'humain au centre des préoccupations » , et aussi montrer « un autre mode d'entreprise dans lequel le profit n'a pas sa place » , souligne-t-elle. Encore méconnue, l'ESS représente 10 % des emplois en France soit 2, 4 millions de salariés. En Guadeloupe, 1 500 entreprises relèvent de l'ESS (associations, coopératives, mutuelles, fondations), soit 12 000 emplois salariés.
Cette semaine a pour ambition de mieux faire connaître aux élèves de la maternelle au lycée, ce type d'entreprise. « Nous voulons faire en sorte que les élèves voient que les compétences sociales et cognitives qu'ils acquièrent à l'école sont réutilisables et quand elles le sont, elles permettent aux hommes d'avoir de meilleurs rapports entre eux et à l'économie de mieux se porter » , a affirmé Georges Laumuno de l'Office central de la coopération à l'école.
Max Nelson, conseiller technique du recteur, affiche un certain pragmatisme : une semaine ne suffira pas pour démontrer la nécessité de ce secteur : « Il faudrait voir comment aller plus loin » . Ce sera le travail des enseignants et des autres acteurs de l'ESS tout au long de l'année. Et pour les premiers, des modules pédagogiques sont disponibles sur le site : semaineessecole.coop.
(1) Des actions sont prévues dans quelque 10 établissements avec au programme : jeux, débats, visionnage de films, visites d'entreprises.
Samuel-Anthony Salignat-Plumasseau, conférencier : « Une économie d'avenir »
(LBS)
« Nous allons expliquer le modèle économique de l'ESS dans des termes accessibles aux classes. Par exemple pour le 1er degré, on va utiliser des modules déjà préparés sur le site ressource ESS et qu'on optimise pour faire passer des idées, faire comprendre l'importance de la coopération aux jeunes. On va aussi échanger avec eux pour savoir quelle est leur vision de l'ESS et leur expliquer qu'il s'agit d'une forme d'économie d'avenir. »
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VOS COMMENTAIRES
  • iMandarinGriot - 13.03.2018
    Notes sur l'ESS !
    A rebours d'internet, une librairie ambulante séduit les villages isolés. Le " Mokiroule " fait escale dans de petites communes d'Ardèche et de la Drôme à la rencontre de ses lecteurs. C'est une activité vouée à l'échec mais qui finira par obtenir une subvention municipale, du CA, du CD ou du CR !
    A l'opposé,voici Edouard Leclerc qui ne braille pas contre Amazon mais qui, ayant tiré les conséquences, va l'imiter sans état d'âme en livrant à domicile ! Il lance à Paris à partir du 26 mars son service de livraison à domicile "Leclerc chez moi" et sans subventions !
    Je signale souvent que l'Inde et la Chine ont chacune sacrifié leurs 100 millions de paysans et préfèrent acheter des terres dans le monde entier car c'est plus rentable que de lancer des plans pour moderniser leur agriculture. Vu les arguments sortis par certains humanistes totalement hors-sol de ce forum, j'ajoute la suite qui est encore plus cruelle. Le PCC en Chine, le BJP et le Parti du Congrès en Inde sont d'accord sur le point suivant : ne pas combattre la pauvreté qui entraîne la population vers les zones industrielles fournissant ainsi une main-d'œuvre bon marché. Voici la vraie économie !
    Je signale maintenant les activités de cette farce nommée ESS, qui ne vit que dans le social : associations, coopératives, mutuelles, fondations, et qui dans mon département a 12 000 salariés. Vous toussez car les mots suivants clignotent dans votre tête : subventions, emplois aidés.


  • iMandarinGriot - 13.03.2018
    ESS=Subventions et Aides !
    la promotion de valeurs humanistes et un développement économique solidaire porteur de débouchés. « Remettre l'humain au centre des préoccupations » et aussi montrer « un autre mode d'entreprise dans lequel le profit n'a pas sa place » , souligne-t-elle. Encore méconnue, l'ESS représente 10 % des emplois en France soit 2, 4 millions de salariés. En Guadeloupe, 1 500 entreprises relèvent de l'ESS (associations, coopératives, mutuelles, fondations), soit 12 000 emplois salariés. Cette semaine a pour ambition de mieux faire connaître aux élèves de la maternelle au lycée, ce type d'entreprise. Leur vision de l'ESS et leur expliquer qu'il s'agit d'une forme d'économie d'avenir. »

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