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Une matinée au salon de l'étudiant

France-Antilles Guadeloupe 17.02.2017
Sophie BACONIN

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Une matinée au salon de l'étudiant
Les trois journées de salon permettront aux futurs bacheliers d'obtenir de plus amples informations sur les différentes filières. (S.Ba)

Trois jours pour trouver son orientation ou préciser son projet. Jusqu'à samedi, se tient le 15e salon de l'Étudiant, au Palais des sports du Gosier.

Il était 10h50 quand Gersiane Galas, la présidente de la commission éducation du conseil régional, entourée d'autres officiels, a coupé le ruban inaugural de la 15e édition du salon de l'étudiant, jeudi matin. À ce moment précis, peut-être est-elle en train de penser aux nombreux lycéens, pleins d'espoir, qui fouleront le sol de ce Palais des sports du Gosier, en quête de leur avenir, ou tout au moins de leur orientation post bac.
C'est le cas d'Idrissa, qui a fait le déplacement avec son lycée. « C'est une bonne manière d'avoir accès à la documentation et de s'intéresser aux différentes filières » , confie la jeune fille. En classe de terminale, Idrissa s'intéresse au secteur des ressources humaines. « Je veux faire une licence en sciences humaines et sociales à Saint-Claude. J'aime tout ce qui concerne le social. »
La lycéenne semble d'ailleurs très au fait des différentes voies pour accéder à sa profession. Mais pour elle, ce sera l'université.
DES PROFILS DIFFÉRENTS
Quelques stands plus loin, Dimitri discute avec ses amis. Il est déjà en première année de BTS à Basse-Terre, mais n'est pas certain de poursuivre à la rentrée : « Je suis là pour connaître les différents débouchés et les différents métiers. » Le jeune étudiant s'était initialement engagé dans l'informatique, sa passion. Mais aujourd'hui, il hésite avec d'autres métiers tels que gendarme ou pompier. Comme de nombreux jeunes, Dimitri se pose de nombreuses questions.
Le public était encore timide jeudi matin. Le salon se poursuit toutefois aujourd'hui et demain avec de nombreuses conférences tout au long de la journée.
ILS ONT DIT
Krys, parrain du salon : « J'ai longtemps cherché ma voie »
(S.Ba)
« L'instruction est une clé pour que la jeunesse puisse se former et s'en sortir. C'est un moyen de s'épanouir en tant qu'adulte et de contribuer à l'évolution de la Guadeloupe. J'ai longtemps cherché ma voie parce que j'étais passionné de musique mais je ne voyais pas ça comme un métier. J'ai notamment dû faire un test de personnalité. Je pense que si je n'avais pas été dans la musique, j'aurais été dans le monde de l'entreprise. J'aime l'idée de mettre en oeuvre une idée, en partant de zéro. L'orientation, c'est vraiment très important. »
Camille Galap, recteur d'académie : « Préciser son choix »
(S.Ba)
« Depuis la rentrée, plusieurs temps de rencontre sont organisés pour permettre à l'élève, sur la période de voeux des admissions post bac, de mieux préciser son choix. C'est important qu'ils puissent avoir un maximum d'informations. Nous, nous devons être en adéquation avec l'offre et le potentiel d'insertion pour nos jeunes. L'an dernier, nous avons reçu un campus des métiers qualification sur le tourisme labellisé et mercredi, nous en avons un autre pour les métiers de l'audiovisuel. Ce sont deux projets importants. »
Edwing Laupen, président de l'Association des jeunes de Guadeloupe (Ajeg) : « Ne pas avoir peur d'échouer »
(S.Ba)
« C'est un moment important pour nous car nous rencontrons les futurs bacheliers et nous leur présentons nos dispositifs. Nous essayions de les booster en leur disant qu'il ne faut pas avoir peur d'échouer. Par exemple, moi, si c'était à refaire, je ne serais peut-être pas parti dès la première année. On a une belle université des Antilles avec une formation d'excellence. Mais c'est vrai que certains arrivent seuls, désarmés, dans ce nouveau monde des études et c'est là que l'Ajeg joue son rôle. »
TROIS QUESTIONS À GERSIANE GALAS, présidente de la commission éducation du conseil régional : « Nous avons tout ce qu'il faut »
(S.Ba)
Saviez-vous déjà la profession que vous vouliez exercer quand vous étiez au lycée ?
Depuis toute petite, je savais que je voulais être enseignante. C'est chose faite aujourd'hui. Je n'ai pas eu à chercher longtemps le métier qui me plairait. Et en ce temps-là, les salons n'existaient pas. On avait simplement des brochures.
Vous comprenez que les jeunes soient un peu perdus et ne sachent pas toujours dans quelle voie s'orienter ?
Je les comprends parce qu'il y a toute une panoplie de formations et de filières. Il y a tellement de choix qu'ils ne savent plus où aller. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous avons des étudiants qui font une première année et puis qui changent de circuit. C'est là où le bât blesse. Ils peuvent rester deux ou trois années à se chercher. C'est vraiment difficile pour eux. Et je me demande : est-ce qu'il ne serait pas souhaitable de mettre en place une formation, dès le collège, pour que les enfants soient en permanence dans une réflexion type : savoir ce que je pourrais faire plus tard ?
Vous dîtes qu'aujourd'hui les jeunes ont trop de choix pour s'orienter après le bac. C'est aussi le cas ici, en Guadeloupe ?
Oui, il y a du choix. C'est vrai que certains étudiants préfèrent partir alors que nous avons tout ce qu'il faut. Je pense qu'il faut éviter de faire trop dépenser les parents parce que ces derniers vont se rabattre sur la Région pour demander une aide qui n'englobera pas la totalité des études. On ne peut pas leur demander de rester mais on espère quand même qu'ils reviendront par la suite.
EN IMAGES
(S.Ba)
(S.Ba)
Gersiane Galas, aux côtés de Camille Galap notamment, a procédé à l'inauguration de ce 15e salon (haut en haut, à gauche). Cependant, les étudiants se faisaient rares, hier matin, dans les allées du salon. (S.Ba)
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