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Eau : Hélène Vainqueur-Christophe se mouille

France-Antilles Guadeloupe 07.02.2018

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Eau : Hélène Vainqueur-Christophe se mouille
Hélène Vainqueur-Christophe veut faire de l'accès à l'eau un droit constitutionnel.

Dans un débat à l'Assemblée nationale, la députée guadeloupéenne a invité à faire reconnaître l'accès à l'eau comme un droit constitutionnel.

Il n'y a pas qu'en Guadeloupe que l'eau est un sujet de fond. Jeudi, les députés de la France Insoumise ont tenté de faire consacrer « un droit inaliénable d'accès à l'eau potable » en faisant inscrire dans le bloc constitutionnel le droit à l'eau, sous la forme d'un article additionnel à la Charte de l'environnement. Ils ont trouvé dans le débat un allié solide, en la personne de la députée guadeloupéenne Hélène Vainqueur Christophe.
Cette dernière est même allée plus loin que les Mélenchonistes. Profitant du débat pour faire connaître aux députés - à ceux qui l'ignoreraient... - la situation de la distribution d'eau en Guadeloupe, elle a souhaité, au-delà du fait que l'accès à l'eau soit reconnu dans la Charte de l'Environnement, « que son accès inconditionnel soit désormais un droit reconnu par la Constitution française comme un droit humain fondamental » .
L'ÉTAT NE PEUT PLUS FAIRE DANS LE DILATOIRE
« En insérant un droit à l'eau dans la Charte de l'environnement, nous donnons droit à un accès gratuit à l'eau potable, mais sans pour autant garantir son application concrète, a expliqué notre député. Or, pour reprendre l'exemple guadeloupéen, comment garantir cet accès à l'eau ? Je vous le dis franchement : ce droit ne s'appliquera que lorsque les investissements auront été faits par les pouvoir publics pour réparer les réseaux et que l'organisation de production et de distribution aura été faite. »
Mme Vainqueur-Christophe a profité de cette tribune pour interpeller l'État. « L'État ne peut plus faire dans le dilatoire en renvoyant dos à dos élus, entreprises et usagers. Cet appel vaut pour l'ensemble du territoire français. Compte tenu du vieillissement des infrastructures, compte tenu du renchérissement du prix d'accès à cette ressource essentielle, l'État a, à mon sens, l'ardente obligation de financer et mettre en oeuvre, en lien avec les collectivités locales ou gestionnaires des eaux, un plan massif d'investissement dans l'eau. »
Cet argumentaire n'a pas été entendu. Les députés ont rejeté cette proposition de loi constitutionnelle, la majorité et la droite estimant que ce droit d'accès à l'eau était déjà garanti par la loi.
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VOS COMMENTAIRES
  • Azouren - 08.02.2018
    HVC = GPPF
    Le "Droit" constitutionnel : OUI. Mais en préambule le "Devoir" de nos Elus d'abord ...

    HVC fait partie des GPPF : grandes parleuses, petites faiseuses !..
  • lucide971 - 08.02.2018
    Le niveau de nos élus
    Ce niveau est dramatique. Prenons cette dame. La ville dont elle était l'édile a toujours souffert du manque d'eau et aujourd'hui qu'elle est députée elle veut nous faire croire qu'elle va tout changer. Si les citoyens qui l'ont élue à la députation vont la croire, aveugles qu'ils sont, les autres, bien plus nombreux, dont je fais partie , vont encore penser qu'elle se moque bien de nous. Ces gens sont des parasites.
  • jphi - 07.02.2018
    vaccin contre la honte...
    J'ai quitté 3 rivières à cause des coupures d'eau quotidiennes...régie municipale, un directeur inbuvable (!)..bref, elle ose quand même! (parait il qu'on les reconnait comme ça...)
  • Baimbridge - 07.02.2018
    Le référendum de 2003 = clairvoyance des électeurs
    Alors que les élus locaux réclament plus de pouvoirs, dieu merci à 73% les guadeloupéens ont dit NON à une collectivité unique ou une assemblée unique en raison de l'INCOMPETENCE des élus locaux et à RAISON.

    La Guyane et la Martinique qui ont dit OUI s'en morde les doigts 10 ans plus tard. Conclusion Guadeloupe et Martinique ont eu raison de se méfier et de laisser les 2 cobayes du 972 et du 973 essuyer les plâtres. Irma à St Martin n'a fait que mettre au grand jour l'incompétence et le caractère déraisonnable de m'évolution institutionnelle.
    Maintenant 50% des guadeloupéens ne paient pas les factures d'eau et l'on s'étonne de l'état du réseau. En province, la réalité n'est guère mieux sur l'état des réseaux en raison là encore du clientélisme des élus locaux qui n'ont pas procéder aux travaux de maintenance contrairement à la ville de Paris qui fait le boulot peu importe qui est à l'hôtel de ville. L'autre exception étant St Barth.
  • lenaif1 - 08.02.2018
    SMALL IS BEAUTIFULL
    MAGRAT s'est rendu compte que st barth restera dans la merde avec ces couillons de gogolopéens il a trouvé le statut pour controler sa fiscalité comme le Luxembourg , l'Irlande et voila en une décennie tout à changé ,et après MARIA il a dit à la France je n'ai pas besoin de vous , BANGOUVILLE garde le cap et les immeubles tombent tous seuls dans cette ville d'art ( d'rat) et d'histoire
  • slim - 07.02.2018
    Argent public
    Madame la députée aurait aussi pu parler des quatre millions d'euros qu'elle a claqués dans la rénovation du stade de Trois-Rivières lorsque elle était maire, stade qui ressemble maintenant à un terrain abandonné, qui n'a jamais été utilisé. Gaspillage quand tu nous tient.
  • G-Gui-ple - 06.02.2018
    Plus de compétences pour les élus
    Les lois de décentralisation ont confié la responsabilité de la distribution de l'eau aux collectivités locales. En face de leur manquement à cette responsabilité, ils accusent le gouvernement de délaissement. Et ils demandent plus de compétences.
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