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En Guadeloupe aussi, on marche pour le climat

AFP 08.09.2018

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En Guadeloupe aussi, on marche pour le climat

Comme partout en France, on a marché pour le climat, ce samedi matin à Pointe-à-Pitre.

Plusieurs dizaines de personnes ont participé, ce samedi matin, à Pointe-à-Pitre, à la Marche pour le climat. L'appel des associations alternatives (*), lancé pourtant seulement 72 heures plus tôt, a su fédérer : les banderoles élaborées sur place et brandies place de la Victoire, dans une ambiance familiale et festive, invitant, entre autre, les élus à prendre leurs responsabilités dans la lutte contre le changement climatique. Et le slogan repris en chœur lors de la Marche — « changez le système, pas le climat » — résumait bien la problématique. Problématique à laquelle chaque Guadeloupéen devrait être particulièrement sensible, parce qu'aucun territoire n'est plus vulnérable aux conséquences du changement climatique qu'une petite île tropicale, placée sur l'autoroute des ouragan.
(*)Colibris, GrafiTeria, Alternatiba, Zéro déchet.

Mobilisation inédite à travers la France
Les marches pour le climat organisées, ce samedi, à Paris et dans les principales villes du pays ont entraîné une mobilisation jamais vue en matière de défense de l'environnement, l'ONG 350.org revendiquant 115 000 participants, dont 50 000 à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé de son côté 18 500 personnes.
« C'est la plus grande journée d'action pour le climat en France, c'est la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes et des engagements aux élus qui nous entourent, après un été catastrophique au niveau climatique », a commenté à l'AFP Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.
À Paris, 18 500 personnes ont participé à la marche entre la Place de l'Hôtel de Ville et la Place de la République, selon la préfecture de police, mais 350.org, qui a contribué à l'organisation de l'événement, a chiffré la participation à 50 000 personnes.
Cette marche répondait à un appel citoyen lancé sur Facebook par Maxime Lelong, 27 ans, après la démission fin août de l'ex-ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Parmi les facteurs qui l'avaient poussé à jeter l'éponge, ce dernier avait regretté un manque de soutien populaire face aux enjeux environnementaux. « Je vais être papa (d'un fils) en décembre, je veux qu'il ait une planète vivable », a plaidé ce samedi Maxime Lelong.
À Lyon, 10 000 personnes, selon les organisateurs et la préfecture, ont défilé samedi après-midi.
Parmi les nombreuses autres marches organisées à travers le pays, 8 000 à 12 000 personnes se sont rassemblées à Toulouse selon les organisateurs, et 3 500 selon la police.
À Lille, on comptait 4 000 personnes, selon la préfecture, et 4 600 selon les organisateurs.
Plusieurs milliers de personnes ont aussi parcouru 3 km à Bordeaux jusqu'au site où se tient le festival Climax, dédié à l'éco-mobilisation.
À Marseille, environ 2 500 personnes selon les organisateurs, 700 selon la police, ont défilé dans une ambiance joyeuse et familiale, en présence notamment de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise.
Dans l'Ouest, entre 3 000 et 5 000 personnes (selon la police et les organisateurs ) se sont rassemblées à Rennes et 1 200 à Nantes. Plusieurs centaines ont défilé dans des villes normandes comme Rouen, Caen et Le Havre.
A Strasbourg, 3 800 personnes, selon la police, ont également défilé.
Ces marches en France se sont greffées sur une campagne internationale d'action, "Rise for climate" (Debout pour le climat), qui a vu d'autres milliers de personnes prendre part à des rassemblements samedi dans de nombreuses villes à travers le monde.
Elles exigent des gouvernements qu'ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique, alors qu'un sommet sur le climat est prévu mi-septembre à San Francisco et que la 24e conférence mondiale sur le climat, la COP24, commencera début décembre en Pologne.
<p>Marche pour le climat organisée à Nantes, le 8 septembre 2018</p>
<p>Banderoles de manifestants appelant à lutter contre le réchauffement climatique, lors de la marche pour le climat, à Marseille le 8 septembre 2018</p>
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VOS COMMENTAIRES
  • réflexion - 08.09.2018
    je vois beaucoup d'antillais sur la photo. C'est beau de voir autant de guadeloupéens concernés par le réchauffement climatique responsable entre autres de l'invasion de sargasses ! bah c'est vrai qu'il y a plus intéressant Destreland était ouvert tout le week-end.
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