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Les amarres doublées à la marina de Bas-du-Fort

franceantilles.fr 12.09.2018
V.D. etMA

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Les amarres doublées à la marina de Bas-du-Fort
Préparatifs avant cyclone à la marina de Bas-du-Fort. (Photo Roberto Birhus) -Valérie Duru

 

Alors que la tempête Isaac continue sa route vers les Petites Antilles — à 12 heures ce mercredi, elle était à 730 km à l'est de la Guadeloupe — les préparatifs vont bon train sur les bateaux, à la marina de Bas-du-Fort.

« Les gens ont enlevé les tauds, les voiles sont roulées serrées. » Caroline Guézille, qui vit sur un bateau avec son compagnon, Fabrice, est, elle aussi, en plein préparatifs. « Je viens d'aller au supermarché pour acheter de l'eau et des conserves. »

Caroline et Fabrice resteront à bord pendant le passage d'Isaac et s'affairent à préparer le bateau. « On double les amarres, on met des pneus et des pare-battages pour protéger la coque des chocs. On remplit les réservoirs d'eau, on prévoit des bougies et une radio... »

Sans être vraiment inquiète, Caroline dit ne « pas être très confiante ». Elle a encore en mémoire l'évolution rapide de Maria, l'an dernier. « Qui est passée de catégorie 3 à 5 en une heure. » Elle se dit qu'avec un phénomène cyclonique, tout peut changer très vite.

Autour d'elle, en revanche, les gens ne semblent pas angoissés outre mesure. « Ils attendent surtout beaucoup d'eau. Et ils se disent qu'on ne peut pas avoir un deuxième Maria. Pas deux années de suite. »

« L'essentiel, c'est de diminuer le fardage »

Marin confirmé, Frédéric vit sur son voilier à la marina. Au vu des prévisions de ce mercredi matin, il ne semble pas particulièrement inquiet. « Le système semble s'affaiblir. On ne devrait pas avoir plus de 50, 55 nœuds de vent (N.D.L.R. : 90 km/h), ce qui n'est pas très inhabituel. Je me prépare en fonction de l'évolution de la situation ».

Frédéric a donc commencé par l'incontournable, à son sens, « diminuer le fardage. Le fardage, c'est la prise au vent, et c'est ce qu'il faut toujours amoindrir à l'annonce de vents forts. C'est le plus compliqué, parce qu'il faut dégréer totalement les voiles. Je l'ai fait, et j'en ai profité pour les confier à un voilier pour qu'il effectue les réparations nécessaires. »

Pour les autres précautions — le doublage des amarres, les protections de la coque — Frédéric, dont le bateau est amarré sur un quai fixe et une bouée, ajustera en fonction de l'évolution. « Ma plus grosse incertitude à ce niveau, c'est la solidité, la résistance, des bouées de la marina. Au besoin, je plongerai pour m'amarrer aux chaînes de fond. Avec ce phénomène, l'eau va forcément monter au sein de la marina. Mais dans l'état actuel des prévisions, cette montée des eaux ne devrait pas coïncider avec la marée haute. Il faut évidemment surveiller l'avancée de la tempête pour en être certain. »

V.D. et M.A.

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