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SAINTE-ROSE - Sita Espérance, l'unité de traitement de déchets non dangereux, monte en puissance

France-Antilles Guadeloupe 13.02.2017
Franck BRELAND

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Sita Espérance, l'unité de traitement de déchets non dangereux, monte en puissance
Tout véhicule qui rentre avec des déchets est pesé sur ce pont-bascule équipé de supports (les deux poteaux de part et d'autre) permettant de détecter la radioactivité. (F.B.)

Situé à la section l'Espérance, le centre de traitement a reçu l'an dernier 115 000 tonnes de déchets mais ce chiffre devrait considérablement augmenter avec la saturation de la Gabarre. Visite guidée.

Autorisée par arrêté préfectoral du 10 avril 2008, la société Sita Espérance exploite cette Installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) sur la commune depuis le 20 août 2009. Cet unité de traitement est une installation classée pour la protection de l'environnement. Ce qui en fait un site dont les activités sont réglementées et contrôlées par les services de l'État. Ses deux principales activités sont le tri de déchets en mélange et le stockage de déchets non dangereux.
CIRCUIT DES DÉCHETS
« Tout ce qui rentre sur le site est pesé et dirigé en fonction de la qualité vers la bonne destination, explique Stéphane Dupuy, le directeur général délégué. Certains déchets sont à trier parce qu'on peut encore récupérer du papier, du carton, du plastique, du bois, de la ferraille, des déchets électriques et électroniques. Tout cela passe par la plateforme de tri. Les refus issus du tri vont au stockage. D'autres déchets montent directement au stockage, typiquement les camions qui ramènent les déchets des poubelles noires de la maison. Les déchets sont stockés dans des alvéoles spécifiques qui répondent à des contraintes géologiques particulières et qui sont encore protégées par un système de géo-membrane. Ça donne des alvéoles étanches dans lesquelles on stocke des déchets en les compactant pour favoriser les dégradations et éviter les risques d'incendies. Pendant ce temps, on récupère deux liquides. Le lixiviat qu'on amène sur une station de traitement en interne. Et le biogaz dont on se sert comme ressource pour traiter le lixiviat et bientôt pour produire de l'électricité. Lorsqu'une alvéole est remplie, elle est couverte et suivie jusqu'à ce que le site atteigne le tonnage autorisé. Au terme de son exploitation, le site est suivi pendant 30 ans pour vérifier qu'il n'y a pas d'impact sur l'environnement. C'est le suivi de transfert. » Place aux images.
Dans ce bassin à couverture flottante est stocké le lixiviat qui est généré par les déchets sous l'action conjuguée de la pluie et de la fermentation naturelle. (F.B.)
Dans la zone de tri, on trouve la presse à balle qui sert à fabriquer des balles de carton à partir de cartons usagés. (F.B.)
La zone de stockage, est l'alvéole actuellement en exploitation. (F.B.)
Juste à côté, le creusement de la neuvième alvéole du site est en cours. Le site peut en contenir 42. (F.B.)
La torchère, brûleur d'excédent de biogaz, est surmontée d'un vapotherme qui sert à traiter le biogaz. En novembre, elle sera remplacée par un moteur qui permettra de fabriquer de l'électricité à par tir du biogaz. (F.B.)
La zone de régalage, où sont stockés des déblais, qui servent à ériger des remblais. À l'horizon 2018, des cellules photovoltaïques y seront installées. (F.B.)
Les déchets non conformes sont placés dans cette zone dite d'isolement en attendant leur traitement. (F.B.)
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