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La sécurité, c'est aussi en mer

France-Antilles Guadeloupe 13.02.2017
M.A.

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La sécurité, c'est aussi en mer
Le bateau des affaires maritimes peut atteindre la vitesse de 45 noeuds. « Un peu plus si c'est nécessaire » , confie en souriant Charles Feireol-Talbot.

Les services de l'État ont effectué, samedi, une vaste opération de contrôles en mer. Objectif : sensibiliser les usagers à la sécurité et aux règles de cohabitation sur les plans d'eau.

La sécurité, c'est la hantise de nos autorités. « Et la sécurité, c'est aussi en mer » , affirme Jean-Michel Jumez. À bord du bateau des Affaires maritimes, samedi, le sous-préfet scrute le plan d'eau qui sépare la côte de l'îlet du Gosier. L'opération de contrôles et de sensibilisation associe tous les services de l'État compétents à un titre ou un autre sur le domaine maritime. Des contrôles parallèles ont lieu sur la rivière salée, à Saint-François aussi, l'îlet du Gosier est revenu aux Aff'Mar. Aux commandes du bateau, Charles Feireol-Talbot. À l'arrière, 500 chevaux : de quoi atteindre une vitesse de 45 noeuds si c'est nécessaire, mais ce ne le sera pas ce jour-la.
Sur ce plan d'eau, la prudence s'impose. « C'est un secteur particulièrement à risques, où doivent cohabiter les embarcations diverses, les engins nautiques, les nageurs, les apnéistes, etc. Les nageurs notamment y sont très vulnérables » , explique Frédéric Schmit, chef du service gens de mer, navigation et milieu marin aux affaires maritimes. Des nageurs, il y en a, qui traversent pour gagner l'îlet à la nage. Certains sont signalés par une bouée, d'autres pas. Charles Feireol-Talbot approche l'embarcation de l'un d'eux et tente un peu de pédagogie à propos de l'utilité d'une bouée. Le nageur entend bien, mais il rappelle qu'il « était question de faire un chenal pour les baigneurs. On l'attend toujours... »
Exact, admet Jean-Michel Jumez. « Nous sommes conscients qu'il faut revoir la signalisation sur le secteur. Nous sommes en discussion avec la municipalité du Gosier pour la matérialisation d'un chenal pour les baigneurs. »
Jean-Michel Jumez, en compagnie de Frédéric Schmit. « La sécurité, c'est aussi en mer. »
Le secteur de l'îlet du Gosier est particulièrement à risques, encore plus pendant la haute saison.
LA VAGUE D'ÉTRAVE EN POINT DE MIRE
Samedi, les usagers sont prudents. Les rares embarcations motorisées restent en dehors de la zone des 300m, ou adaptent leur vitesse. « On sait à sa vague d'étrave quand un bateau dépasse les 5 noeuds autorisés, explique Charles Feireol-Talbot. Dès qu'un bateau déjauge, c'est qu'il dépasse cette limite. » Le bateau interpelle d'un coup de sirène un groupe de jet skis, six personnes encadrées par un moniteur. La vitesse est respectée, le moniteur a les pièces nécessaires, mais il a commis une infraction en prenant une passagère alors qu'il est censé être totalement libre de ses mouvements pour pouvoir éventuellement venir en aide à l'un ou l'autre membre du groupe. Il est donc verbalisé.
Pas grand-chose à se mettre sous la dent. En tout, une demi-douzaine de contrôles, et rien de vraiment grave. Tant mieux. Parce que, comme le remarque Frédéric Schmit, « les accidents en mer sont assez rares. Mais ils sont tout de suite très graves... »
Des suspensions de permis
Les contrevenants risquent une palette de sanctions administratives, qui va de la suspension de leur permis à son retrait, en passant par tout un éventail d'amendes. Et en sus, une procédure judiciaire est toujours possible. « Toutes les procédures sont transmises au parquet » , précise Frédéric Schmit. Au procureur de voir s'il convient d'alourdir les sanctions. « Dans 99% des cas, c'est la suspension du permis qui intervient. Selon les années, nous en avons entre 25 et 30. Et la grande majorité des contrevenants sont des pilotes de jet ski. » L'un d'eux, jeune conducteur, s'est fait prendre dans la rivière salée, où la vitesse est limitée à 5 noeuds. Il voguait à... 40 noeuds. C'est à peu près la vitesse à laquelle son permis lui a été retiré.
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VOS COMMENTAIRES
  • Martin B - 14.02.2017
    Il suffit de se mettre à l'entrée d'un port et c'est l'avalanche de fautes de conduite
    Cela devait être un jour très faste, ou alors les usagers de la mer étaient avertis de l'opération ...
    Car le nombre de conduites en situation dangereuse est très élevé.
    Beaucoup de pêcheurs locaux ne connaissent que deux positions pour leurs manettes des gaz, Arrêt, à Fond et entrent dans les ports bien au delà des limites de vitesse.
    D'ailleurs ils ne respectent aucune règle de la mer surtout au niveau matériel de sécurité embarqué et comportement de pêche.
    Les Jet Ski ne respectent absolument rien ni la vitesse ni les 3o0 m, ni même la distance de sécurité puisqu'on les retrouve à Petite Terre alors qu'ils ne peuvent normalement pas y aller.
    Que dire de la conduite en état d'ivresse le dimanche soir en rentrant de Caret ou de l'Ilet Gosier ???
    Et le passage dans la Rivière Salée à qui montrera ses gros moteurs surpuissants.
    Sur mer comme sur terre les comportements à risque sont très nombreux et très dangereux.
  • morouvif - 14.02.2017
    Oui,MAIS . . .
    la matérialisation d'un chenal pour les baigneurs. »
    Ben .. non,les chenaux ça n'est pas pour ls baigneurs (ls PERSONNES,quoi..) & vive la liberté !!
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