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Les rapatriés affluent à Pôle Caraïbes

France-Antilles Guadeloupe 11.09.2017
Estelle VIRASSAMY

16RÉAGIR

Les rapatriés affluent à Pôle Caraïbes
(Dominique CHOMEREAU-LAMOTTE)

Samedi, en début d'après-midi, une centaine de femmes et d'enfants ont été rapatriés de Saint-Martin. À leur arrivée à Pôle Caraïbes, ils ont été accueillis par les bénévoles de La Croix-Rouge, les pompiers, etc. Dimanche, les rotations ont repris avec l'arrivée du beau temps.

Les visages sont marqués par la fatigue et l'inquiétude, mais le soulagement est aussi réel. Samedi, en début d'après-midi, une centaine de personnes évacuées de Saint-Martin - essentiellement des femmes enceintes et ou avec des enfants en bas âge - ont débarqué à l'aéroport Pôle Caraïbes. Ces rapatriés ont bénéficié des dernières rotations avant que les Îles du Nord ne soient placées au niveau de vigilance cyclonique violet en prévision du passage de l'ouragan José. Quatre avions - deux ATR et deux Twin Otter - avaient été réquisitionnés par les services de l'État pour leur rapatriement.
À leur arrivée à Pointe-à-Pitre, ces rapatriés ont été accueillis par les bénévoles de La Croix-Rouge au Centre d'accueil des impliqués (CAI), installé provisoirement dans le terminal régional. De l'eau, des boissons chaudes et de quoi s'alimenter leur a été servi dans un premier temps.
Les membres de La Croix-Rouge, formés à ce type de situation, leur ont ensuite apporté un soutien psychologique. Écoute et bienveillance étaient de rigueur. Parmi ces femmes, certaines restaient inconsolables. Et pour cause, elles ont laissé derrière elles des enfants, mais aussi leur compagnon et d'autres membres de la famille.
Saint-Martinoise vivant à Toulouse, Nathalie (à G.) était en vacances chez sa belle-mère au moment du passage d'Irma. Quant à Yvelle (à D.), elle assure ne pas être près « de remettre les pieds à Saint-Martin » . (E.V.)
(E.V.)
« PAS DE MOTS »
D'autres n'ont pas hésité à livrer des témoignages de ce qu'elles ont vécu ces derniers jours, à l'image de Nathalie. Originaire de Saint-Martin, la jeune femme, qui vit à Toulouse, était en vacances chez sa belle-mère depuis la mi-août, avec son compagnon et son fils de 5 mois. « Nous étions venus présenter le bébé à la famille et nous devions repartir jeudi, raconte-t-elle. Pendant Irma, c'était très dur. On connaît les cyclones, mais on ne s'attendait pas à ça. Le plus impressionnant, c'était cette pression atmosphérique qui a fait exploser les vitres de la maison. Les pièces ont été détruites les unes après les autres. Nous avons dû changer de pièce à trois reprises pour finalement trouver refuge dans la salle de bains avec des voisins. »
Samedi après-midi, Nathalie, qui n'a aucune connaissance en Guadeloupe, attendait de savoir si elle pourrait reprendre l'avion dans la foulée pour l'Hexagone ou si elle allait être hébergée avec son fils, Naïden, par les autorités. « On ne pouvait pas prendre nos valises. Je n'ai rien pour le petit, ajoute-t-elle. Si je peux, je vais prendre l'avion tout de suite pour rentrer chez moi. Ça me brise le coeur de partir comme ça, de laisser la famille, mais c'est aussi un soulagement de quitter Saint-Martin. »
Originaire de Martinique, Roxane, elle, n'arrive pas à parler du passage de l'ouragan sur Saint-Martin, où elle réside, sans que les larmes ne montent. « Je n'ai pas de mots » , finit-elle par glisser. Enceinte, elle devait être recueillie par l'une de ses connaissances en Guadeloupe, avant de reprendre l'avion pour retrouver ses proches en Martinique.
« CLIMAT D'INSÉCURITÉ »
Pour Yvelle, Guadeloupéenne et enseignante à Saint-Martin depuis 3 ans, les souvenirs d'Irma sont aussi douloureux. Accompagnée de son fils de 16 mois, elle a eu la chance de faire partie des premiers rapatriés. « Je ne suis pas près de remettre les pieds à Saint-Martin.
Je n'ai pas connu Hugo. Je n'étais pas née à l'époque. Mais pour Irma, j'ai eu peur de mourir, de tout perdre. La pression atmosphérique était énorme. On était obligé de se déboucher les oreilles sans arrêt. Ça a duré longtemps. Pendant l'oeil, on a eu une accalmie. On a soufflé un peu mais on savait qu'après ça allait être pire. Je suis contente d'être rentrée en Guadeloupe, surtout par rapport à l'état dans lequel se trouve l'île et au climat d'insécurité, à cause des pillages. »
Dans le courant de l'après-midi, certains rapatriés ont retrouvé leurs contacts en Guadeloupe. Ceux qui n'avaient aucun hébergement ont été redirigés vers les hôtels par les services de l'État.
Hier, au retour de meilleures conditions météorologiques, les rotations entre les Îles du Nord et Pôle Caraïbes ont repris. Douze avions ont atterri tout au long de la journée. Sur le CAI, installé cette fois au terminal 1 de l'aéroport, La Croix Rouge, les pompiers ainsi que la cellule médico-psychologique attendaient les rapatriés.
De l'eau, des boissons chaudes et de quoi s'alimenter ont été servis aux rapatriés de Saint-Martin, dans le terminal 1 de l'aéroport. (DCL)
ELLE A DIT Gwenaëlle, bénévole à La Croix-Rouge depuis 2012 : « Notre mission est d'être à l'écoute »
(E.V.)
« Je suis arrivée en Guadeloupe vendredi. C'est ma première intervention sur ce genre de phénomène. Je fais partie de l'Action sociale et du Pôle santé départemental, dans le corps des psychologues. Généralement, j'interviens sur les maraudes à Paris. En termes de situation d'exception, j'ai participé au dispositif de soutien psychologique mis en place après les attentats de Paris. À La Croix-rouge, nous sommes formés pour accueillir toutes les souffrances. Cela fait partie de nos principes fondamentaux. Notre travail est d'accompagner les sinistrés. Dans le cadre de cette opération, notre mission est d'être à l'écoute des sinistrés, prêts à entendre leurs besoins. »
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VOS COMMENTAIRES
  • DamienSF - 16.09.2017
    C'est un pro qui nous parle
    Spécialiste en drogues et alcools de contrebande maintenant notre comique de service est près à sortir n'importe quelle conn...rie pour se faire remarquer.Le moranus est un puits sans fond dont la bétise crasse dépasse les limite de l'entendement
    Qu'on l'envoie d'office à St martin il ont sans doute besoin de bras sans trop de cervelle pour manier la pelle, c'est le cas idéal
  • Martin B - 16.09.2017
    Saint Martin est depuis longtemps une île de passage.
    Outre les problèmes économiques peu encourageants sur l'avenir de cette petite île, on ne peut négliger de s’intéresser à sa composante humaine.
    Si l'on excepte les Saint Martinois de souche au final peu nombreux, les immigrés clandestins par définition in quantifiables, une grande partie de la population de cette COM n'est que de passage.
    C'est un peu ce qui fit le charme de cette île particulière.
    Les gens y viennent, en partent à un rythme soutenu et rapide.
    Cela a fait son charme d'ailleurs.
    Tous ces déracinés, souvent jeunes se retrouvaient régulièrement dans des ambiances festives n'impliquant que des relations humaines de façade sans profondeur.
    On ne peut en vouloir à ces personnes de chercher à tous prix de quitter île devenue pour eux un enfer.
    Ils n'y avaient que peu d'attaches, ils ne s'y sentent plus en sécurité, ils partent.
    Ceux qui les critiquent pour de mauvaises et médiocres raisons raciales sont des bas du plafond à l'instar d'E Domota qui au final n'aura réussi qu'à se ridiculiser une fois encore sans avoir la moindre intention d'aider St Martin.
    Cette fibre honteusement raciste est son fond de commerce.
    Il ne lui reste plus que cela d'ailleurs.
    Pour l'avenir de St martin on ne pourra compter que sur ses habitants réels, et ils sont au demeurant bien peu nombreux et souvent pas très clean quand à leurs engagements par rapport à la COM Française, car beaucoup sont passés de l'autre côté de la frontière.
    Relever St martin sera un challenge.
  • saindou - 15.09.2017
    Contrôlons les contrôleurs
    La France serait bien avisé de contrôlé les appartements des douaniers et contrôleurs pour en contrôler le degré d'alcool de contrebande.
  • saindou - 14.09.2017
    Important trafic de drogue entre Rodez, Montpellier et Saint Martin en 2012
    N'oublions pas qu'un important trafic de drogue existe entre la France et Saint Martin, il ne faudrait pas faire entrer le loup dans la bergerie.
    La France se débarrasse tous les ans de deux cent saint martinois impliqués dans le trafic de stupéfiants, il ne faudrait pas, effet d'aubaines, qu'ils remettent les pieds sur le sol métropolitain ou guadeloupéen. Ce ne sont pas tous des petits enfants de choeur, loin de là.
  • mécréant - 12.09.2017
    Si certains enseignants choqués par la violence de l'ouragan Irma ne veulent plus retourner à St-Martin,l'éducation nationale va recruter qui sait parmi des gens qui accepteraient de venir,parfois des hexagonaux,faut pas ensuite critiquer !
  • tigri - 12.09.2017
    On dirait que c le premier cyclone a être passé dans les îles française quand je lis les com
    kip !!
    On dirait que certain ont oublié Hugo c'était pas de la vanille ni du chocolat je l'ai passé dans une maison en béton qui a été secoué "bang bang bang" comme un cocotier des vitres ont explosé elle n'est pas tombé parce bien conçu ce n'était pas une préfabriqué américaine (maison en carton) c'est pour cela aussi qu'ils évacuent les lieux aussi ils peuvent se mettre à l'abri à l'intérieur des terre, mais nous c plus compliqué...nous sommes une îles, des îles
  • mécréant - 15.09.2017
    On pense que les st-martinois vont reconstruire autrement plus solide,en respectant les normes officielles,éviter de construire dans l'illégalité,respecter l'environnement,car les spécialistes disent que les phénomènes naturels seront de plus en plus violents,désormais les autorités administratives et politiques devraient veiller à cette reconstruction,pour éviter de telles conséquences !-Bien entendu il faut mettre les moyens pour !
  • saindou - 17.09.2017
    Les autorités administratives
    Vous faites bien de mentionner les autorités administratives, vous pensez qu'elles vont recommencer à faire ce qu'elles savent faire le mieux, la bureaucratie, la paperasserie.
    Comme à la Guadeloupe les vraies élites de Saint Martin ont quitté le navire qui n'est qu'un panier à crabes en zone franche.
    Saint Martin comme la Guadeloupe ne se relèveront pas sans ses élites expatriées et compétentes exerçant leurs talents à l'international car nul n'est ni roi ni reine en son royaume.
    Saint Martin comme la Guadeloupe ne se relèveront que grâce aux autochtones, surtout pas avec les chasseurs de primes infiltrés ou exfiltrés ou les nationalistes racialistes.
  • yoda - 11.09.2017
    Faites attention mes chers amis de St-Martin et St-Barthélemy , ne désertez pas votre île , sinon vous serez remplacés par d'autres , d'autres en provenance d’horizons divers . Ils n'attendent que ça !
  • athenais - 11.09.2017
    vivre et habiter aux Antilles c'est avant accepter les risques climatiques ou géologiques,les gens devraient garder celà présent à l'esprit
  • jardnet - 13.09.2017
    Règles para-cyclonique
    Tout à fait d'accord avec Arthenais. il faut savoir aussi que les constructions aux Antilles doivent répondre aux règles PS 92 pour les séismes et NV 65 pour les cyclones, et qu'elles ne sont pas souvent respectées par les Maîtres d'ouvrages et constructeurs.
  • saindou - 14.09.2017
    PS92 et NV65
    Vous aurez bien compris que ces normes ne sont pas aux normes.
    A quoi cela sert-il que je me décarcasse pour vous l'expliquer, vous êtes rosse!
  • placébo - 14.09.2017
    Rassurez-vous jardnet le commentaire ci-dessous de notre éminence saindou est tout à fait normal. Au lieu de dire simplement que la norme antisismique PS92 a connu quelques mises à jour basées sur l'Eurocode8, vous avez droit au qualificatif de "rosse". S'agissant de la norme NV 65 (NV signifie Neige, Vents) les choses sont beaucoup moins nettes....Sauf bien sûr pour lui.
    Pour cet individu tout le monde sauf lui est peuplé d'incapables , d'ignares, de rosses.
  • DamienSF - 15.09.2017
    Moranus peut dire merci à Athénais
    Il vient de découvrir deux mots relatif à des normes de maisons qu'il ne connaissait même pas PS 92 et NV65
    Je vous met au défi de trouver la moindre trace de ces codes avant aujourd'hui dans les commentaires de Moranus qui parle surtout pour rien dire
    Il fait que reprendre un internaute qu'en sait plus que lui
    rien de plus
  • saindou - 15.09.2017
    Revision de toutes les normes existantes
    A la lumière du sinistre de Saint Martin il est évident que la France en tirera des leçons.
    La première c'est que les normes existantes mêmes amendées sont nulles.
    La seconde c'est qu'il ne faut pas faire appliquer et contrôler des normes par de gros nullards.
    La troisième c'est qu'il faut remettre les bureaux d'études métropolitains ou internationaux à l'étude, l'expérimentation et la réalisation de nouvelles normes tenant la route.
    Bien entendu tout cet aspect technique de refonte des normes sera fait en parallèle à la mise hors circuit des incompétents qu'ils soient politiciens ou techniciens ce qui sera moins évidents car c'est une nasse, un panier à crabes.
    N'oublions pas le volet formation si chère à Macron, on devra former des techniciens non corrompus.
  • Martin B - 16.09.2017
    Rien n'est si évident que cela et vous n'en savez strictement rien.
    Plus MoranusSaindou coule plus il s'agite en vain.
    C'est pitoyable.
    Et le bougre devient agressif et vulgaire, dernier étage avant la chute finale.
    Vous n'avez aucune information de plus que les autres sur quelque sujet que ce soit pour la simple raison que malgré vos prétendues super capacités scientifiques qui restent à démontrer et dont on peut douter sérieusement, personne ne viendra vous chercher pour refaire le monde.
    En même temps qui aurait envie de subir la dictature d'un charlatan dans votre genre ?
    Plus vous gesticulez plus vous êtes ridicule.
    Vos affirmations disent tout et son contraire juste histoire d'occuper l'espace.
    Dès qu'on viendra vous chercher pour reconstruire le monde faites nous signe, nous mettrons genou à terre.
    Vous êtes affligeant.
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