ACTUALITé - FAITS DIVERS

Mis en examen pour l'assassinat de Dimitri Errin

France-Antilles Guadeloupe 11.06.2018
B.C.

1RÉAGIR

Dimitri Errin, avant d'être exécuté d'un tir d'arme de chasse en pleine tête, a vécu un effroyable calvaire.
Porté disparu par sa compagne, après une agression survenue à son domicile durant la soirée du 28 mars 2016, ce Moulien de 26 ans avait été retrouvé trois jours plus tard, en état de décomposition, gisant dans un champ de la section Zévallos, situé en bordure d'un chemin menant à l'ancien pitt à coq de Bellemare.
Ce sont ses tatouages qui avaient permis de l'identifier formellement, même si la dépouille se trouvait non loin de son domicile.
L'enquête a démontré qu'entre sa disparition et la macabre découverte, la victime, a priori connue de la justice, avait été enlevée par ses agresseurs, rouée de coups, ligotée et même enfermée dans le coffre d'une voiture.
HUIT ARRESTATIONS
Restait encore à déterminer par qui ? Deux ans après ces faits tragiques, tout indique que les gendarmes de la section de recherches de Pointe-à-Pitre, en charge des investigations, viennent de répondre à cette question. Ces dernières semaines, lors de deux coups de filets successifs, les militaires sont parvenus à interpeller huit suspects.
« Les investigations menées sur commission rogatoire d'une juge d'instruction du Pôle criminel pointois ont permis de reconstituer les événements » , glissent aujourd'hui des sources autorisées. En précisant que la totalité des individus qui ont été appréhendés « dans le département, mais aussi en Métropole, connaissaient la victime et s'étaient associés pour procéder ensemble à l'enlèvement de Dimitri Errin » .
MOTIF CRAPULEUX
Quant aux raisons de cette froide exécution, elle tiendrait à un motif crapuleux. Et très probablement à un sombre règlement de comptes. Bien que ni les gendarmes, ni les enquêteurs n'entendent s'exprimer sur ce point précis, c'est la piste qui était privilégiée depuis le début de l'affaire, comme nous l'évoquions déjà dans nos éditions des 6 et 15 avril 2016.
Quoi qu'il en soit, l'ensemble des suspects appréhendés par les gendarmes ont été présentés à l'issue de leur garde à vue au magistrat instructeur et mis en examen pour enlèvement, séquestration et assassinat. Six d'entre eux ont été placés en détention, alors que les deux derniers sont sous contrôle judiciaire.
Pour rappel, il ne s'agit pas des premières interpellations dans ce dossier. Environ 15 jours après la découverte du corps de Dimitri Errin, un individu présenté comme « complice ou coauteur » sans faire figure de « principal suspect » avait déjà été entendu dans le cadre d'une garde à vue.
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VOS COMMENTAIRES
  • elsa - 12.06.2018
    Oh les petits SAINTS !
    En faite, que du beau monde ! des petits saints à qui on donnerai le Bon Dieu sans confession….
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