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ACTUALITé - FAITS DIVERS

Recherche de victimes ensevelies : un travail de chien

Boris COLOMBET France-Antilles Guadeloupe 27.03.2017
RESTER VIGILANT. La principale difficulté pour des secours intervenant sur des bâtiments touchés par un séisme est « l'instabilité de la structure qui présente des risques d'effondrement » . « Les moyens engagés doivent évoluer avec vigilance et en assurant leur propre sécurité. Mais également en gardant à l'esprit qu'il faille aussi progresser le plus rapidement afin de retrouver les victimes et leur offrir le minimum afin de les maintenir en vie » , glisse le capitaine Gilles Tassius. Une véritable gageure.

La recherche de victimes ensevelies est confiée à des sapeurs-pompiers spécialisés, qui disposent aujourd'hui de matériels techniques à la pointe pour sonder les sols. Mais le travail dans ces zones à risques reste éprouvant pour les hommes et pour les chiens dont le flair demeure un vrai atout. La preuve en images.

Les ruines de l'ancienne usine sucrière de Grosse Montagne (Lamentin) constituent un décor optimal pour simuler les dégâts provoqués par un séisme. Les sapeurs-pompiers en ont fait, vendredi, un théâtre d'opération pour un exercice grandeur nature : la recherche de victimes ensevelies nécessitant un long travail de déblaiement. Le scénario retenu ? Classique lors d'un tremblement de terre. « L'intervention dans une usine dans laquelle du personnel était en pleine activité lorsque le séisme est survenu. Malheureusement, suite à cet événement, il y a eu plusieurs effondrements de bâtiments, avec de nombreuses personnes manquant à l'appel. L'alerte a été donnée et les sapeurs-pompiers ont déployé sur la zone, un certain nombre d'unités spécialisées dans le sauvetage déblaiement. Parmi elles : des équipes cynophiles. À l'heure actuelle, nous avons retrouvé des personnes décédées, d'autres dans un état d'urgence absolue et enfin, des victimes en urgence relative mais encore inaccessibles » , résumait sur place le capitaine Gilles Tassius, chef de colonne sur cette opération. La suite ? Elle se raconte en images...
PASSER COÛTE QUE COÛTE. Intervenir sur une zone en partie effondrée, n'a rien d'une sinécure. Pour Jucky - secouriste à quatre pattes - un petit voyage dans les airs s'impose : sanglé, il est hissé jusqu'à l'étage, accompagné de son maître. (BC)
LA CHÈVRE. Dans le jargon des pompiers, ça s'appelle une chèvre. Régulièrement utilisé par les hommes du Grimp (Groupe de reconnaissance et d'inter vention en milieu périlleux) cet objet permet de treuiller jusqu'à 500 kg. (BC)
ENTENTE ENTRE LES RENFORTS. Impensable de ne compter que sur les moyens des secours locaux. Les pompiers du Sdis 971 ont ainsi pu compter sur le renfort de collègues venus de l'Hexagone et d'Europe. Entre ces différentes équipes, l'entente est cordiale et les gestes professionnels. (BC)
UNE VICTIME CONSCIENTE. Bonne nouvelle : la victime est consciente. Un échange s'engage avec elle. Pour les secours, c'est l'occasion de glaner des informations essentielles : existe-t-il un risque d'effondrement, d'autres victimes sont-elles présentes ? Des émanations de gaz ou d'hydrocarbures sont-elles perceptibles par la victime ? (BC)

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