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LE GOSIER - Affaire du Karissima Plage : le maire apporte des précisions

France-Antilles Guadeloupe 13.07.2017

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Affaire du Karissima Plage : le maire apporte des précisions
Jean-Pierre Dupont répond aux attaques point par point. (Photo d'archives : Dominique CHOMEREAU-LAMOTTE)

Suite à la conférence de presse organisée, mardi, par le gérant du restaurant démoli sur la plage de la Datcha (lire notre édition de mercredi), le maire Jean-Pierre Dupont entend éclaircir la situation.

Vendredi, en début de soirée, les locaux du restaurant Karissima Plage ont été démolis suite à la décision du tribunal administratif de Basse-Terre de novembre 2016 et juin 2017. Depuis, la polémique fait rage. Directement attaqué, le maire de la Ville, dans un long communiqué envoyé à notre rédaction, « dément formellement les allégations concernant un soi-disant projet immobilier privé soutenu par la Ville sur cette parcelle et pour lequel M. Lordinot (le gérant du restaurant, NDLR) aurait constitué une gêne. Comme précisé sur le plan cadastral, la plage appartient pour partie à l'État et à la société Immoroma, dirigée par Sadgi Romanos. Si un tel projet existait, le seul à pouvoir le porter serait donc éventuellement le propriétaire du foncier. »
LOCATAIRE ET PROPRIÉTAIRE AVERTIS
Le maire poursuit ainsi : « Ensuite, la démolition a porté non pas sur la propriété originelle (de 8 m2), mais sur l'extension du local réalisée illégalement en 2015 par Arnaud Zimmerman (l'ancien gérant, NDLR), qui a fait l'objet de multiples verbalisations des services municipaux et de l'État (et dont la superficie totale était passée à plus de 32 m2). »
Jean-Pierre Dupont précise également que le locataire « a bien été informé de la première décision du tribunal administratif de démolition. La police municipale l'a, en effet, reçu à ma demande le 4 avril 2017, soit trois jours avant l'ouverture de son établissement, prévue le 7 avril 2017, précisément pour lui remettre le jugement du 24 novembre 2016 ordonnant la démolition du local. M. Lordinot a alors fait part de son intention d'exploiter malgré tout l'établissement, indiquant également qu'à l'issue de la procédure judiciaire, il continuerait son activité dans la partie hors domaine public maritime. M. Sadgi Romanos, dirigeant d'Immoroma, propriétaire de la parcelle dont l'extension a illégalement empiété sur le domaine public maritime, s'est vu également notifier le premier jugement du 24 novembre 2016 par la police municipale du Gosier. »
Une fois de plus, le maire affirme que la commune n'est pas partie prenante dans cette affaire : « Malgré l'insistance de MM. Lordinot et Nicolas à impliquer la Ville, je tiens à préciser que celle-ci n'était pas partie prenante au procès, ni face au précédent locataire, ni face au suivant. »
LE MAIRE DÉNONCE DES PROPOS RACISTES
« Contrairement aux accusations portées par M. Lordinot et son avocat, la Ville n'avait pas à s'interposer dans une affaire qui oppose des personnes privées face à l'État, détentrice d'une décision de justice depuis 2016 et cela, bien avant l'arrivée de M. Lordinot sur le site. »
Le chef d'édilité conclut ainsi : « Le maire condamne fermement les déclarations l'accusant de racisme, ainsi que le déferlement de propos racistes dont cette affaire a été le déclencheur, notamment sur les réseaux sociaux. Tous les autres restaurants situés sur la plage et qui sont effectivement dans la même situation seront également inquiétés par l'État. Enfin, pour le reste, et notamment concernant la protection du peu d'espace restant public sur la plage de la Datcha, il s'agit de la mission régalienne de l'État. Ainsi, la municipalité prendra sereinement acte des suites de l'affaire, quelle qu'en soit l'issue, et continuera à rester neutre sur une procédure qui ne relève en rien de sa compétence. »
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VOS COMMENTAIRES
  • Martin B - 13.07.2017
    Laxisme généralisé en Guadeloupe
    Combien y-a-t-il de salles et d'établissements qui organisent un peu tout et n'importe quoi ici sans aucune autorisation ni respect des voisins et de la Loi ?
    Quid de toutes ces salles où l'on organisent en toute illégalité des soirées payantes forts bruyantes et gênantes pour l'environnement ?
    Et les débits de boissons illégaux ?
    Et les bâtiments ouverts au public sans aucune sécurité ni légalité ?
    Même des privés se mettent à louer leur maison individuelle pour y organiser en toute illégalité des soirées payantes très gênantes.
    Ici on se croit tout permis et on fait n'importe quoi.
    Mais il faut le reconnaître, les forces de l'ordre sont peu actives sur ces sujets comme sur bien d'autres.
    Essayez donc de leur demander d'intervenir à 4h du matin pour tapage nocturne.
    Or faut-il le rappeler le bruit n'est pas seulement interdit de 22h à 7 h du matin. En fait, sont interdites toutes sources sonores gênantes pour l'entourage 24h/24.
    Mais voila les Guadeloupéens dans leur grande majorité aiment le bruit.
    Essayez donc d'aller sur une plage en espérant être tranquilles si des familles guadeloupéennes débarquent avec leurs sonos en folie ...
    Pour ce qui est des restos, outre les conditions d’hygiène, peu respectent réellement la moindre réglementation d'urbanisme ou autre.
  • taïno - 13.07.2017
    A Pointe-à-Pitre on est un peu plus laxiste: un restaurateur (100% guadeloupéen) a agrandi son local initial en faisant carreler le trottoir qu'il a ensuite barricadé pour y mettre des tables et des chaises...
  • lucide971 - 13.07.2017
    Les médias (canal 10 en tête, guadeloupe 1ère et FA)ont donné bien trop de publicité à ce gérant qui a fait de la diffamation son fond de commerce. Quant au pitoyable comité de défense raciste de cet individu il ne brille que par son faible nombre. Au fait ces gens ne travaillent jamais ?
  • mécréant - 13.07.2017
    Un maire prudent qui communique sur des médias différents, pense t-il à sa réélection,ou à la baisse dans les sondages ?
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