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Le fils de l'ex-dictateur Duvalier renforce sa présence en Haïti

France-Antilles Guadeloupe 15.04.2018
Loop Haïti

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Le fils de l'ex-dictateur Duvalier renforce sa présence en Haïti
François Nicolas Duvalier commence à imposer de plus en plus sa présence dans le pays. (DR)

François Nicolas Duvalier, fils de Jean-Claude Duvalier, s'exprime de plus en plus dans les débats publics.

Le plus difficile lorsqu'on est la progéniture d'un homme despotique, c'est de prouver au peuple que vous avez de bien meilleures intentions que votre père. En Haïti, François Nicolas Duvalier commence à imposer de plus en plus sa présence, intensifie ses prises de parole dans le débat public, et écrit des lettres pour réhabiliter la mémoire de son grand-père François Duvalier.
Que d'initiatives, de la part du fils de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, décédé le 4 octobre 2014 d'une crise cardiaque, à l'âge de 63 ans, sans avoir été jugé de manière régulière par la justice.
Chaque sortie de François Nicolas Duvalier est scrutée à la loupe. Si la majorité de la population ignore le bien-fondé de ses déplacements, certains pas du tout. D'ailleurs, le 4 avril, le fils du despote a été une fois de plus remarqué aux côtés d'un ensemble de leaders d'autres partis politiques. C'était dans le cadre d'un atelier de réflexion autour de la loi portant sur le fonctionnement et le financement des partis politiques, qui s'est tenu à l'hôtel Karibe.
Nicolas Duvalier représentait le parti politique « Patrayil » dont il est membre depuis de nombreuses années. « Nicolas Duvalier, en tant que citoyen haïtien, doit jouir de ses droits civiles et politiques » , explique Louis Gonzague Edner Day, ancien délégué départemental de l'Ouest et responsable de la famille politique.
« Nicolas m'avait approché parce qu'il aime la dynamique du parti politique Patrayil » , précise Louis Gonzague EdnerDay, avant de justifier, au micro du journaliste de radio Vision 2000, Diego Charles, qu'il est un duvalieriste de pur sucre.
En mars, dans le cadre de la campagne de financement des partis politiques orchestrée par l'État haïtien, Patrayil avait refusé un chèque de 100 000 gourdes, soit le montant alloué au parti, jugeant qu'il était trop faible.
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