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Laboratoire du CHU : de nouvelles analyses de l'air

France-Antilles Guadeloupe 11.06.2018
L.B-S.

1RÉAGIR

La situation dans le laboratoire du CHU est l'une des préoccupations de la direction de l'établissement et de celle de l'Agence régionale de santé. De nouvelles mesures de la qualité de l'air sont prévues.

Des agents du laboratoire du CHU sont en droit de retrait depuis le 19 janvier. Lors de l'assemblée générale du personnel organisée par l'Agence régionale de santé le 20 avril dernier, on a pu entendre leur malaise et leur mal-être. « Ce n'est pas une invention, ce n'est pas une psychose. Nous ne sommes pas bien quand nous travaillons » , expliquait l'une des agents, faisant état d'irritations oculaires, de picotements au visage, au bras, de malaises, et d'essoufflements.
PRÉLÈVEMENTS EN 6 ENDROITS
Lors de la conférence de presse de mercredi sur le CHU, la directrice générale de l'ARS a confirmé qu'environ 30% des effectifs manquaient à l'appel. Le laboratoire est « effectivement un point de difficulté, explique-t-elle. Notamment parce les agents en droit de retrait sont inquiets : « Ils souhaitent avoir plus de preuves que la qualité de l'air est tout aussi bonne que dans le reste de l'établissement » .
Si dans une salle, des odeurs de suie persistent, les examens effectués jusqu'à présent n'auraient rien révélé de particulier. Il n'empêche : l'ARS poursuit les analyses. « Aujourd'hui (mercredi, ndlr), nous avons demandé à Gwad'air de mettre en place une grosse machine de prélèvement de l'air à l'extérieur du CHU » . Ensuite, l'outil sera positionné en cinq autres points différents de l'établissement dont le laboratoire « de façon à comparer la qualité de l'air à l'extérieur et à l'intérieur du CHU » .
Les résultats sont attendus d'ici une dizaine de jours, précise Valérie Denux. « Nous donnerons tous les éléments aux agents et si nous n'avons rien trouvé, nous leur demanderons de réintégrer le laboratoire » .
Avec un tiers du personnel en moins, les autres agents sont en situation d'épuisement : « Ils ont besoin de prendre des week-ends, des congés, je ne voudrais pas qu'eux, à un moment, s'écroulent » , compatit la directrice.
Des solutions pour trouver du sang neuf sont recherchées : appel à des vacataires, à des listes de l'Agence nationale de santé publique qui gère des réserves sanitaires - trois personnes ont répondu positivement pour venir -, ainsi qu'aux retraités sur le territoire : un serait partant.
Problème d'accréditation
Avant l'incendie, le laboratoire du CHU avait entamé les démarches pour se faire accréditer par le Cofrac, le comité français de l'accréditation. Une obligation. La date limite pour l'obtenir, selon Valérie Denux, est fin juin 2018. La directrice de l'ARS a demandé au ministère un sursis, jusqu'à septembre. Une prolongation pourrait être envisagée.
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VOS COMMENTAIRES
  • Azouren - 13.06.2018
    Commentaires dubitatifs !..
    Personne n'ose invoquer l'écrasante responsabilité locale :
    - du Couillon avec un C majuscule dans le désastre du CHU,
    - de la gestion calamiteuse d'AH (Patron du SIAEAG avant LB) dans le désastre de l'Ô,
    - etc.
    - etc.

    On se demande si les "bas du plafond" sont aux manettes !..

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