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Un militaire atteint de leptospirose

France-Antilles Guadeloupe 09.10.2017
E.L.

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Un militaire atteint de leptospirose
Le risque de leptospirose reste réel à Saint-Martin, en raison de l'accumulation de déchets qui attirent les rats. (Photo d'illustration)

L'Institut de veille sanitaire vient de publier son second point épidémiologique spécial ouragans. Aucune épidémie n'a été détectée à ce jour sur l'ensemble des territoires. Seul fait notable : un cas de leptospirose en Martinique.

Le second point épidémiologique spécial ouragans vient d'être publié par l'Institut de veille sanitaire. Aucune épidémie n'a été détectée à ce jour sur l'ensemble des territoires concernés. Seul fait notable : un cas de lepto-spirose confirmé au CHU de Martinique, chez un militaire de retour de mission à Saint-Martin. « Les éléments d'investigation sont plutôt en faveur d'une contamination en Martinique, mais une infection à Saint-Martin ne peut toutefois pas être exclue » , indique l'Institut de veille sanitaire.
Le bilan médico-psychologique est en cours de recueil et de consolidation. À ce jour, les informations disponibles montrent néanmoins une activité importante des équipes CUMP (cellule d'urgence médico-psychologique) : 275 appels reçus et 784 interventions sur le terrain. Un impact différé de troubles psychologiques et/ou psychiatriques pourrait survenir au sein des populations touchées par les événements cycloniques.
Pour l'ensemble de notre archipel, y compris les Îles du Nord, le risque épidémique relatif à la dengue, au chikungunya et au zika, semble modéré au vu de leur faible circulation.
Cependant, il pourrait rapidement augmenter compte tenu de l'accumulation de déchets et de la saison propice à la prolifération des vecteurs.
ATTENTION À LA CIGUATERA
Par ailleurs, nous sommes actuellement dans une période de recrudescence saisonnière de la leptospirose (août-décembre) ce qui nécessite une vigilance accrue des professionnels de santé.
Enfin le passage des ouragans a probablement détérioré les coraux et fonds marins et provoqué un accroissement de la production de dinoflagellés toxiques. Le risque d'intoxication alimentaire à la ciguatera est donc à considérer.
Des risques de pathologies infectieuses à Saint-Martin
À Saint-Martin, les consultations pour traumatismes, plaies, coupures et brûlures ont diminué. Les syndromes digestifs restent minoritaires, sans signe de gravité. Cependant, une vigilance particulière doit être portée sur :
 
- Le risque d'infection relatif à l'autonomie alimentaire de la population (mauvaise conservation des aliments, rupture de la chaîne du froid, problèmes d'hygiène, etc.)
 
- Le risque d'épidémie dans les regroupements de population liés aux conditions de promiscuité des habitants, au contact rapproché avec des animaux (cochons, animaux errants, rongeurs) et de la boue potentiellement contaminée par des déjections et la présence de bactéries.
 
- La leptospirose due à l'accumulation de déchets, favorable à la prolifération de rongeurs.
Pas d'alerte sanitaire à Saint-Barthélemy
A Saint-Barthélemy, l'activité est en baisse avec une vingtaine de passages observés quotidiennement. Au cours de la semaine dernière, les traumatismes, plaies et surinfections représentaient 37% de l'ensemble des consultations, nombre comparable à ce qui était observé la semaine précédente. Les syndromes digestifs infectieux restent minoritaires.
Aucun événement sanitaire d'importance n'a été signalé. Il n'y aucun élément d'alerte sanitaire à ce stade.
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