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BASSE-TERRE - Une prise en charge thérapeutique contre l'obésité

France-Antilles Guadeloupe 11.07.2018
Dominique NIVEL

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Une prise en charge thérapeutique contre l'obésité
Huit adolescents sont partis, lundi, pour un séjour d'un mois pour un traitement de l'obésité et du surpoids dans un centre spécialisé en Métropole.

En l'absence d'une réelle prise en charge globale du surpoids et de l'obésité, sur le territoire guadeloupéen, l'Association Antilles-Guyane de lutte contre l'obésité, le surpoids et la sédentarité chez l'enfant (Agosse) accompagne huit jeunes âgés de 11 à 16 ans en structure adaptée en Métropole pour la période de vacances scolaires.

Pendant tout le mois de juillet, huit adolescents bénéficieront d'un accueil privilégié au centre de Soins de suite et de réadaptation (SSR) « Les écureuils » situé à Antrenas, en Lozère, pour un traitement global et pluridisciplinaire de l'obésité, s'appuyant sur des axes médicaux, diététiques, éducatifs et sportifs.
« Pour beaucoup d'entre eux, ce sera leur premier vol vers l'Hexagone. Nous en profiterons pour découvrir Paris pendant quatre jours » , se réjouit Marie-Élise Sextius, présidente de l'association de lutte contre l'obésité et encadrante du séjour.
SPORT ET ALIMENTATION ÉQUILIBRÉE
Les objectifs principaux de la prise en charge sont doubles : aider l'enfant à acquérir, avec le soutien de sa famille, l'autonomie nécessaire à un équilibre alimentaire, à trouver le plaisir dans des d'activités physiques régulières de façon à parvenir à une évolution pondérale négative ou pour le moins une stabilisation, enfin obtenir au cours du séjour une réduction de l'Indice de masse corporelle (IMC). L'objectif n'est pas d'atteindre un poids idéal en fin de séjour, mais que la perte soit durable et définitive par l'adoption d'un mode de vie, accepté aussi par sa famille et compatible avec une vie d'adolescent.
La réussite à long terme du séjour repose sur des éléments essentiels : la motivation du jeune qui doit être réelle et indépendante de celle de sa famille et l'investissement de la famille afin d'induire une responsabilisation surveillée du traitement de fond. Cette participation doit permettre de changer les habitudes alimentaires et faciliter la pratique sportive régulière et une activité physique quotidienne. Cela passe par un dialogue entre les professionnels du centre, les parents et l'enfant.
Dès leur retour, l'Agosse assurera la prise en charge, en partenariat avec l'Agence régionale de santé (ARS), de quatre heures d'activités physiques par semaine, avec une équipe sportive adaptée ainsi qu'un encadrement à domicile assuré par Stéphanie Cottrell, la diététicienne.
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VOS COMMENTAIRES
  • Iguanajone's - 11.07.2018
    Revoir les bases
    C'est aux parents de surveiller l'alimentation de leurs enfants dès leur plus jeune âge c'est pas en mangeant des sandwichs à 7h00 du matin et des chips au goûter que ça va les aider et qu'ils diminuent les boissons sucrées, de voir à 3 ans un enfant avec du coca c'est pas normal......., à bon entendeur salut.....
  • renaud - 11.07.2018
    commerce
    il y eut dans une clinique de Basse Terre un service diététique mais qui n'est devenu qu'une courroie de transmission vers les chirurgiens du privé réduisant l'estomac les patients de plus de 50 ans ne sont même pas reçus
  • yoda - 12.07.2018
    Et si on commençait déjà à fermer tous les Macdo , machann bockit et consorts du Pays ?
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