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CAPESTERRE-BELLE-EAU - Intéresser les jeunes à l'agriculture

France-Antilles Guadeloupe 15.03.2017
Yvor J. LAPINARD

4RÉAGIR

Intéresser les jeunes à l'agriculture
L'agriculture est un secteur qui a ses contraintes, mais qui permet aux jeunes de travailler rapidement.

Les métiers de l'agriculture - et de la banane en particulier - font l'objet d'un forum initié par Pôle emploi, toute la journée de jeudi, à l'office municipal des sports et de la culture.

La banane, l'agriculture, l'apiculture, le maraîchage, l'horticulture, les pépinières, l'agrotransformation, l'élevage, les plantes médicinales, les essences et l'agro-tourisme sont autant de thèmes qui vont être abordés tout au long de cette de jeudi, dans les locaux de l'office municipal des sports et de la culture (OMSC) de Capesterre-Belle-Eau.
L'AGRICULTURE RECRUTE
Cette initiative de Pôle emploi associera différents partenaires, dès 9 heures, pour parler de l'évolution du secteur et des perspectives de carrière, alors que l'agriculture représente une diversité de métiers méconnus du grand public. Il existe pourtant des dizaines de métiers, notamment dans les filières de production. D'après un sondage de l'Association nationale emploi formation en agriculture (Anefa) et de l'Association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l'agriculture (Apecita), deux tiers des personnes interrogées ont une image positive des métiers de l'agriculture et considèrent que ces métiers sont de plus en plus tournés vers le futur. Pourtant, seuls 40% des sondés seraient prêts à suivre des études agricoles, alors que ce secteur recrute.
Mais les jeunes n'y pensent pas forcément, alors qu'un titulaire de Bac pro en agriculture est deux fois moins touché par le chômage que les autres bacheliers. En outre, six mois seulement après la fin de leurs études, 73% des jeunes diplômés en agriculture dans l'enseignement supérieur (bac+3 et plus) trouvent un emploi.
DES PERSPECTIVES D'ÉVOLUTION
Certes, l'agriculture est un secteur qui a ses contraintes, mais elle permet de travailler avec le vivant et la nature. De plus, des perspectives d'évolution existent. En effet, dans l'agriculture, on peut évoluer facilement, avec de l'envie et de la volonté. N'importe quel jeune qui a envie de travailler dans l'agriculture peut trouver chaussure à son pied. S'il peut commencer en bas de l'échelle, grâce à la formation, il pourra se qualifier pour évoluer professionnellement.
Au moment où le secteur de la banane envisage des centaines d'embauches dans le cadre de son projet Cap 100000 tonnes, d'ici à 2020, voilà une initiative qui devrait intéresser de nombreux chômeurs.
Le programme de la journée
- 8 h 30 : accueil des partenaires ;
- 9 heures : ouverture du forum ;
- 9 h 15 : visite des stands ; échanges ;
- 10 h 30 à 12 h 30 : débat sur le thème « Travailler dans l'agriculture, quel avenir ? »
- 12 h 30 à 13 h 30 : pause ; animation musicale ;
- 13 h 45 à 15 h 30 : reprise ; échanges ; témoignages ;
- 16 heures : clôture du forum.
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VOS COMMENTAIRES
  • iMandarinGriot - 16.03.2017
    No futur pour ce métier !
    Le Salon de l’Agriculture a vu se succéder les spécialistes qui pour sauver l’Agriculture ne cessaient de se quereller sur les remèdes à appliquer. Ici, c’est le même cinéma. Une fois de plus, j’ai tiqué devant le hors-sol évident de mes décideurs : ils veulent intéresser les jeunes à l’agriculture. C’est du rêve, de l’utopie à l’état pur.
    Du calme les indignés. Je vais expliciter une fois de plus. Les rodéos aux USA sont gagnés désormais par des cow-boys qui viennent du Brésil, de l’Argentine, du Pérou, et tenez-vous bien du Japon. En 2016, les six premiers étaient tous brésiliens. Pourquoi ? Tous, ils viennent pour garder les bœufs car les wasp ne veulent plus de ce métier. et le laissent aux miséreux pour qui c’est un progrès.
    En Amérique du Sud, l’énorme masse de pauvres diables fournit la main-d’œuvre que demandent les énormes fermes dirigées de plus en plus par des ingénieurs indiens (c’est vrai ! ), en particulier au Brésil, Argentine. Les autres font malgré eux de l’agriculture bio sur leur lopin de terre. Oui, oui, cette même agriculture bio si à la mode ici dans les milieux où l’on parle beaucoup !
    Je vais être très clair : je dis que selon les échos que j’ai, les planteurs de bananes se disent “ cé ti-boug an nou la péqué vini en banann ça trop réde pou yo ! “
    Nous avons des loques humaines dans nos rues, bien entendu, mais nous n’avons pas de masse miséreuse prête à aller dans les bananeraies.
  • mécréant - 16.03.2017
    Notre autonomie alimentaire en dépend !
  • lenaif1 - 16.03.2017
    L UTOPIE OU LA MORT
    les chinois achètent ou louent des terres en afrique ou canada pour nourrir le milliard et demi de bouchent ,la CD bloque le dossier de mise à dispo des terres en friche pour les jeunes en place du vélodrome il eu fallu construire un marché d'intérêt regional , trafikera ne sert pas à grand chose petit pays et le reseau routier offre très peu de possibilité de délestage , la population se contente de tout et n'importe quoi on est loin de l'exigence des scandinave necessaire pour faire fonctionner une"democratie" comme telle
    RENE DUMONT premier ecologiste politique l'a écrit il n'y a pas que l'Afrique qui soit mal partie
  • lenaif1 - 16.03.2017
    IL ETAIT TEMPS
    un pays qui ne produit pas ce qui le nourrit est pays foutu car on ne fait pas de crédit sur la bouffe à l'international , la culture antillaise , des syndicats d'un certain paraître chez les plus modestes font que cette activité est délaissée les prix trop bas aussi et la difficulté d'obtenir des subventions en temps et en heure c'est un problème mondiale crise de la filière lait ou porcine , volaille la société ds son ensemble préfère payer 200 ou 500 € de plus pour avoir une option de plus sur la sacrée sainte bagnole , manger est un acte de santé
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