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Immobilier : le boom des logements touristiques

France-Antilles Guadeloupe 09.07.2018

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Immobilier : le boom des logements touristiques
En Guadeloupe, six résidences secondaires sur dix ont moins de trente ans.

La Guadeloupe est la 4e région de France où la croissance annuelle du nombre de logements est la plus forte. Le développement de l'hébergement touristique contribue à cet essor.

En 2015, la Guadeloupe comptait 223 720 logements soit 17 790 de plus qu'en 2010. Avec une hausse de 1,7% par an, la Guadeloupe est la 4e région de France où la croissance annuelle du nombre de logements est la plus forte. L'accroissement du parc guadeloupéen reste d'ailleurs soutenu depuis plusieurs décennies : le nombre de logements a doublé en trente ans.
Elle se positionne derrière la Guyane, la Corse et La Réunion. Ces chiffres ont été révélés cette semaine par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques).
L'institut explique ce dynamisme en Guadeloupe par la forte croissance des résidences secondaires et des logements occasionnels (+ 38,7%, soit 4 900 logements de plus).
Cette progression est même la plus importante des régions de France sur la période. Le développement récent de l'hébergement touristique en gîte et de la location saisonnière (recensés comme des résidences secondaires) contribue fortement à cet essor. En Guadeloupe, six résidences secondaires sur dix ont moins de trente ans.
La moitié de ces résidences secondaires se situe dans les zones d'attraction touristique et de villégiature :
Sainte-Anne, Saint-François et Le Gosier, communes de la Riviera du Levant. Cette concentration de nouveaux logements reflète les mouvements de la population : Le Gosier et Sainte-Anne gagnent des habitants entre 2010 et 2015.
15% DES LOGEMENTS AUX ABYMES ET À BAIE-MAHAULT
Les villes des Abymes et de Baie-Mahault se partagent 15% des nouveaux logements. Ces deux communes limitrophes constituent le coeur économique de la région. La commune des Abymes demeure la plus habitée de la Guadeloupe avec 31 000 logements en 2015.
En matière de résidences principales, les chiffres sont en hausse (+ 5%) malgré une population en baisse. Cette progression résulte de la modification des comportements en matière de cohabitation. En effet, il y a moins de familles nombreuses et davantage de personnes âgées seules dans leur logement. En 2015, les trois quarts des résidences principales guadeloupéennes étaient des maisons. C'est davantage qu'en France hexagonale où seulement six résidences principales sur dix sont de ce type.
VÉTUSTÉ DES LOGEMENTS VACANTS
Le taux de logements vacants (inoccupés, proposés à la vente, à la location, en attente d'occupation, en attente de succession ou sans affectation précise), a augmenté d'un point en cinq ans, pour atteindre 15% et afficher un total de 34 000, en 2015. Ce taux, le plus élevé de France, est au même niveau qu'en Martinique et deux fois plus important que la moyenne hexagonale. Si une partie de la vacance est nécessaire au bon fonctionnement des marchés du logement, la Guadeloupe souffre en plus d'une vacance structurelle. Cette dernière s'explique notamment par la vétusté des logements : six logements vacants sur dix ont plus de trente ans et 42% des logements vacants ne possèdent pas l'eau et/ou l'électricité. De nombreux logements sont également abandonnés suite à des problèmes d'indivision ou de constructions inachevées.
STABILITÉ DU NOMBRE DE PROPRIÉTAIRES
Six ménages sur dix possèdent leur résidence principale, similairement à la moyenne hexagonale en 2015. Les ménages propriétaires sont le plus souvent des couples ayant au moins un enfant. Ils vivent dans des logements plus spacieux : 31% d'entre eux occupent des logements de plus de 100 mètres carrés, contre seulement 8% des locataires. En revanche, l'hébergement à titre gratuit demeure 2,5 fois plus fréquent que dans l'Hexagone (5% des résidences principales contre 2%).
En 2015, les trois quarts des résidences principales guadeloupéennes étaient des maisons.
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