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Le RSMA en renfort à Saint-Martin

France-Antilles Guadeloupe 13.09.2017
Valérie DURU

2RÉAGIR

Le RSMA en renfort à Saint-Martin
Un détachement de liaison et de commandement du RSMA a décollé hier pour Saint-Martin avec 4 tonnes de fret (eau et rations alimentaires). (V.D.)

Le Régiment du service militaire adapté (RSMA) envoie une équipe spécialisée dans le sauvetage déblaiement à Saint-Martin. Mardi, un premier détachement est parti avec du fret (eau et rations alimentaires).

.Sur le tarmac de l'aéroport Pôle Caraïbes, hier après-midi, des militaires du RSMA embarquent des cartons dans un avion d'Air Antilles. À l'intérieur, des rations alimentaires destinées à la population de Saint-Martin et aux secours.
En plus de quatre palettes de rations, ils chargent des packs d'eau. « En tout, 4 tonnes de fret » , indique un employé de l'aéroport. L'avion est prévu pour décoller à 15 heures, avec à son bord quatre militaires du RSMA.
« J'envoie un premier élément, un « harpon » , dans le jargon militaire » , explique le colonel Pellissier. Le capitaine Olivier, l'adjudant-chef Thierry, le caporal-chef Thierry et le caporal Maria forment un détachement de liaison et de commandement.
Ils sont envoyés à Saint-Martin en éclaireurs. « Pour préparer l'arrivée des autres éléments, que nous projetterons soit dans la journée, soit demain, soit dans les jours à venir » . Un premier module sauvetage et déblaiement doit partir dans la foulée.
AIDE AUX POPULATIONS
Neuf jeunes volontaires stagiaires du RSMA devaient prendre l'avion hier ou aujourd'hui, tandis que quatre autres partiront par bateau, avec deux véhicules. « Nous devons pouvoir être autonomes sur place. »
À son arrivée, hier, en Guadeloupe, le chef de l'État avait annoncé la mobilisation, entre autres, du RSMA, pour venir en aide aux populations. Le régiment se tient prêt à envoyer d'autres renforts.
« Nous sommes prêts à envoyer un module élagage et un troisième pour aider à déblayer et à secourir la population dans des tâches non spécialisées. » Le RSMA pourrait ainsi projeter très rapidement « 50, 60 ou 100 personnels » .
Et à entendre le colonel Pellissier, son engagement pourrait s'inscrire dans la durée. « Nous avons un certain nombre de spécialités qui permettent au régiment d'agir dans l'urgence, mais aussi sur le long terme, pour participer à la reconstruction de Saint-Martin. »
Pour le colonel Pellissier, le RSMA est d'autant plus concerné qu'il compte beaucoup de Saint-Martinois dans ses rangs. « Une centaine chaque année. » Et parmi ceux qui sont actuellement incorporés, « 50% n'ont pas de nouvelles de leurs familles » .
ILS ONT DIT
Caporal Maria, volontaire technicienne au RSMA : « C'est important de pouvoir aider »
(V.D.)
« C'est très important pour moi de partir à Saint-Martin et de pouvoir aider. Ça va être, je pense, très choquant à voir, mais on est fort. Je me suis préparée pour ça. J'ai quitté l'île pour entrer au RSMA il y a un an et demi, mais je rentre pour les vacances. J'ai eu des nouvelles de ma famille. Ils vont bien, mais ils ont tout perdu. J'espère que je pourrai les voir.
Comme je connais Saint-Martin, je vais pouvoir guider mes cadres sur place. On ne sait pas combien de temps on part, ça dépendra de la situation là-bas. »
Colonel Sébastien Pellissier, commandant le RSMA : « Pas des professionnels de la sécurité »
(V.D.)
« Mes soldats ne sont pas des professionnels de la sécurité. C'est pour cela qu'ils ne sont pas projetés pour lutter contre d'éventuels pillards. On laisse ça aux régiments des forces, comme le 33e régiment d'infanterie de marine de Martinique. Leur mission, c'est de participer aux opérations de sauvetage. Ces jeunes volontaires ne sont pas encore des professionnels, mais ils sont formés au sauvetage déblaiement dans les crises majeures. »
Au secours des populations
Depuis sa création, le RSMA de Guadeloupe intervient en cas de crise et va au secours des populations. La première fois, c'était le 22 juin 1962, lorsqu'un Boeing s'est crashé à Deshaies. Les appelés ont aidé à la récupération des corps. Ensuite, il y a eu la tempête Helena (octobre 1963), l'ouragan Cléo (1964), le cyclone Inès (1966), l'éruption de la Soufrière (1976), le cyclone Hugo (1989) et le cyclone Maryline (1995). En 2010, le régiment a été projeté en Haïti, après le tremblement de terre meurtrier du 12 janvier.
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VOS COMMENTAIRES
  • DamienSF - 14.09.2017
    Leçon de morale à deux balles
    Irma a fait des morts alors comme leçon de vie
    Vous ignorer si c'est l'armée qui va s'occuper du BTP alors pourquoi la ramenez vous ?
    Spécialiste en "fanfoliches " ou fanfreluches
  • saindou - 13.09.2017
    Le train et le génie
    C'est du boulot pour le train et le génie. Il faudra reconstruire les routes et les ponts, les services spécialisés de l'armée peuvent reconstruire les bâtiments tout en formant la main d'oeuvre locale qui en a bien besoin.
    Je préfére les voir aux travail qu'en train de casser et de voler.
    Irma devrait leur faire prendre conscience de la valeur des biens qui sont réellement nécessaires à la vie. Les paillettes et les fanfoliches c'est pour un temps, mais çà ne nourrit pas son homme.

    Irma c'est une grande école de la vie pour tous.
  • DamienSF - 14.09.2017

    Commentaire supprimé par la rédaction

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