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Le tatouage a la cote

France-Antilles Guadeloupe 11.03.2018
Estelle VIRASSAMY

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Le tatouage a la cote
Sur le salon, Fabienne a confié son bras à Hervé (Ink Work-shop), pour la réalisation de son 3e tatouage (E.V.)

La première édition de Gwada Tattoo, salon du tatouage caribéen, a lieu jusqu'à lundi, au Royal Riviéra, au Gosier. L'occasion de découvrir des artistes tatoueurs d'ici et d'ailleurs, mais pas seulement.

Alors que le Mondial du tatouage se tient à Paris, la première édition de Gwada Tattoo, premier salon du tatouage caribéen, a pris ses quartiers au Royal Riviera, au Gosier, jusqu'à lundi. D'une dimension bien plus modeste que celui proposé dans la capitale, ce rendez-vous reste quand même l'occasion de découvrir le travail d'une douzaine d'artistes, tatoueurs, perceurs et autres spécialistes en dermo-pigmentation, de Guadeloupe, de l'Hexagone et de Tunisie.
TENDANCE MANDALA
Jonathan De Cubber, l'organisateur du salon, possède « un shop » en région lyonnaise et participe régulièrement à des conventions dédiées au tatouage à travers l'Europe. Avec son association, il participe à la promotion de la culture du tatouage et tente de démystifier cette spécialité. Ici - comme ailleurs dans le monde -, les amateurs de tatouage sont nombreux. La discipline fonctionne aussi avec des tendances. « Les formes géométriques sont particulièrement à la mode, précise Jonathan De Cubber. Tout ce qui est mandalas est très apprécié par les femmes. Le tatouage polynésien est très en vogue aussi, tant chez l'homme que chez la femme.
Ici, en Guadeloupe, les roses et les portraits reviennent souvent. On est plus dans le réalisme. » Outre les stands d'exposition et les séances de tatouages en direct, Gwada Tattoo fait la place belle à la musique. « L'idée est d'apporter quelque chose de plus à l'événement Tattoo, ajoute l'organisateur. Ce sont des choses que nous avons l'habitude de voir sur les conventions auxquelles on participe. » Ce samedi, rendez-vous, à 19 heures avec le chanteur Foxy Myller, et à 22 heures avec le quartet composé d'Alain Joséphine (saxo), Fabrice Fanfant (basse), Nicolas Attie (guitariste) et Daniel Mathieu (batterie). Ce dimanche, Jacques-Marie Basses et son groupe Gwasound seront sur scène dès 15 heures. Quant à DJ Karukéra, il assurera une animation musicale tout au long de la journée de lundi.
Gwada Tattoo, jusqu'à lundi 12 mars, de 10 heures à 1 heure du matin, au Royal Riviéra, à Montauban/Le Gosier. Tarifs : 10 euros (1 jour), 25 euros (pass 4 jours) et gratuit pour les moins de 16 ans.
Dylan Tel, tatoueur à West Indies Tattoo Shop, à Pointe-à-Pitre : « Mon style, c'est le réalisme »
(E.V.)
L'histoire avec le tattoo a débuté pour moi, il y 10/12 ans. Au départ, je faisais des tattoos pour mes potes à la machine artisanale. Je suis passé professionnel il y a environ six ans, après avoir suivi la formation en hygiène et salubrité. Généralement, mon style, c'est plutôt le réalisme. J'aime travailler la profondeur, les volumes. Si le client me demande un mot en arabe ou un symbole polynésien, je préfère le rediriger vers un confrère qui s'y connaît mieux.
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VOS COMMENTAIRES
  • siam - 11.03.2018
    Quand viendra le temps de la ringardisation de ces graffitis ......
    Le tatouage va probablement passer de mode un peu comme les pantalons "pattes d'eph"...La différence est que pour se faire "détatouer"...Cela coûte beaucoup plus cher que d'enlever un froc passé de mode.
  • Gweilo - 11.03.2018
    Oui, j'allais dire... avant, le tatouage était une marque de rébellion, puis c'est devenu tendance, maintenant c'est mainstream et en voie de totale ringardisation !
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