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NAUTISME - Pourquoi Jean et Xavier participent au rallye Atlantic Back Cruising

France-Antilles Guadeloupe 15.05.2018
Sarah BALAY

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Pourquoi Jean et Xavier participent au rallye Atlantic Back Cruising
Les bateaux des neuf équipages, dont celui de Xavier et Jean (autre photo), sont prêts à lever l'ancre. (Dominique Chomereau-Lamotte)

Jean et Xavier se sont élancés, dimanche, pour la toute première édition de l'Atlantique Back Cruising. Ils ont été séduits par ce nouveau concept qui permet à des voiliers de plaisance de rentrer vers l'Europe, en rallye.

PARCE QUE C'EST L'OPPORTUNITÉ D'UN RETOUR MOINS SOLITAIRE
Comme de nombreux marins, Jean a traversé l'Atlantique il y a plusieurs mois pour savourer une saison sous les tropiques. « Depuis décembre, je profite des eaux de la Guadeloupe et de ses dépendances, les Saintes, Marie-Galante et la Désirade, explique-t-il. Le mois de mai est la période idéale pour rentrer chez moi, en Bretagne. La météo est bonne et la saison cyclonique n'a pas encore commencé. »
Une transhumance annuelle depuis l'arc antillais vers l'Europe qui coïncide avec la fin de saison pour les professionnels du tourisme et du nautisme et qui concerne des milliers de bateaux. Fort de ce constat, François Séruzier, organisateur et directeur de course de plusieurs transatlantiques internationales (Mini Transat 2013 et 2015 notamment), a décidé de créer l'Atlantique Back Cruising (ABC). La première édition a lieu cette année, et le départ de 9 équipages, soit 30 personnes au total, a été donné, ce dimanche, depuis la marina de Bas-du-Fort. « Il ne s'agit pas d'une course et de faire de la performance, explique-t-il. Le but est d'organiser chaque année, à la même période, une « route retour » vers l'Europe, via les Açores (où l'organisation sera présente), pour les plaisanciers. » Une aubaine saisie par Jean, dont c'est le 3e retour, et ses deux amis, Roland et Xavier. « Je me suis laissé tenter par ce rallye, notamment parce que j'ai une amie qui y participe. »
PARCE QUE C'EST 100% SÉCURISÉ
Cette transat permet aux équipages de traverser l'Atlantique avec un facteur sécurité maximum. Une direction maritime assure le suivi de chaque participant du départ des Antilles jusqu'à l'arrivée dans le port d'attache. « L'organisation nous fournit des balises satellites de localisation, poursuit Jean. Nous recevons tous les jours des fichiers météo, du routage, des conseils, du suivi médical en cas de besoin. Des avantages plutôt rassurants pour ceux qui font le retour pour la première fois. » De plus, en cas de difficultés, les marins peuvent s'entraider. « 24 heures/24 heures, nous assurons le lien avec les autorités des affaires maritimes » , note François Séruzier.
PARCE QUE C'EST CONVIVIAL
Ce rallye ne se contente pas de cadrer la traversée, il offre diverses prestations en amont du départ. « Ce genre de rallye est très convivial, précise Xavier, arrivé en solo il y a 4 ans. L'organisation prévoit des rencontres quotidiennes, des dîners, cocktails, points d'information, etc. L'occasion de partager des bons moments et de tisser des liens. » Le jour du départ, un petit-déjeuner en commun a été offert sur le ponton. À terme, l'organisation espère multiplier les partenariats, notamment institutionnels, pour offrir des prestations touristiques comme la visite d'une distillerie ou du Mémorial ACTe.
De gauche à droite : Xavier et Jean (photo : S.B)
POUR LES ATOUTS TOURISTIQUES ET ÉCONOMIQUES
Cette transat ABC est une première aux Antilles. « C'est un bon concept, génial et sympathique et de plus, typiquement français. Mais il est important que la participation financière reste raisonnable (1), concède Jean. Il en existe une dans l'autre sens, la transat Arc qui va de Lorient à Sainte-Lucie via les Canaries, mais elle coûte 3500 euros! Beaucoup trop cher, dommage. »
Pour ABC, l'objectif est d'atteindre 40 à 50 bateaux d'ici à trois ans et entre 50 et 100 d'ici à 5 ans. « Nous espérons faire de la marina le hub de retour pour tous les plaisanciers de la Caraïbe, souligne François Séruzier. Si cela ne se fait pas en Guadeloupe, cela se fera ailleurs. C'est une véritable opportunité en matière de retombées touristiques et économiques. Pendant une semaine avant le départ, les plaisanciers, qui ont bien souvent un pouvoir d'achat, vont consommer en Guadeloupe et bien sûr profiter de ses atouts. »
(1) Pour cette première édition, la participation financière par bateau s'élève à 1800 euros.
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