ACTUALITé - SOCIéTé

Rebelle » balance les porcs » de l'académie

France-Antilles Guadeloupe 13.11.2017
Marc ARMOR

14RÉAGIR

Rebelle » balance les porcs » de l'académie
Depuis 7 ans, Rebelle dénonce des faits de harcèlement sexuel au sein de l'Académie.

Selon les militants du journal Rebelle, l'Académie de Guadeloupe est le théâtre de nombreuses affaires de harcèlement sexuel. Mais l'administration fait tout pour éviter le scandale.

C'est la Une du dernier numéro du journal Rebelle (1) : « Éducateurs harceleurs, ça suffit » . La rédaction dénonce des faits de harcèlement sexuel perpétrés par des enseignants - elle donne même certains noms - et s'indigne du fait que le rectorat, mis au courant des faits, refuse de les porter devant la justice.
On se situe dans la lignée du hashtag « Balance ton porc » . Sauf que ce n'est pas la première fois que Rebelle enfourche ce cheval de bataille. « Depuis 7 ans, nous dénonçons les éducateurs harceleurs, rappelle René Cuillierier, cofondateur du journal. Et nous obtenons certains résultats. » Dernier résultat en date, la condamnation d'un enseignant à 1 an de prison avec sursis pour des faits de ce type. « Mais il a quand même fallu deux mois de campagne pour que l'enquête démarre... » Cette condamnation n'a pas stoppé le phénomène. D'autres faits de harcèlement sexuels se déroulent dans l'académie. Il ne s'agit pas de jeter l'opprobre sur la profession d'enseignant. Mais à l'évidence, au vu des témoignages recueillis, quelques professeurs se croient au-dessus des lois, ou n'ont pas conscience de la gravité de leurs agissements, souvent perpétrés au détriment de mineures.
SIGNALÉS À LA JUSTICE
Rebelle met en cause l'administration. « Le rectorat est arc-bouté sur la défense des enseignants harceleurs. Avant, au moins, et même si ce n'est pas brillant, les enseignants coupables étaient mutés. Mais dans le dernier cas en date, alors que nous faisions état de témoignages multiples, pour des faits s'étalant sur plus de 10 ans, l'enseignant en cause, à l'issue d'un congé exceptionnel, a été réintégré au même poste, dans le même établissement et dans la même classe. »
Dans des affaires de ce type, qui mettent en cause des victimes mineures, l'administration doit obligatoirement signaler les faits à la justice. Ces faits ont bien été dénoncés, mais grâce à des enseignants qui ont transmis les signalements au Procureur de la République. Car bien évidemment, beaucoup d'enseignants n'admettent pas ce type d'agissements. Et ils pallient ainsi le fait que les victimes n'osent pas porter plainte. « Ce n'est pas évident de porter plainte, alors que des pressions s'exercent sur les élèves harcelées. On sait que la charge du déshonneur, dans des cas semblables, s'exerce toujours sur les victimes. Elles finissent par se taire, pour la plupart. » Rebelle a donc eu du mal à obtenir des témoignages, mais a néanmoins réussi à en compiler un bon nombre - en préservant l'anonymat - y compris auprès d'anciennes élèves. L'affaire devrait donc finir par sortir. « Il faut que chacun comprenne que, maintenant, ça suffit. Sinon, ça peut finir par dégénérer gravement... »
(1) Contact : kontest@wanadoo.fr
14
VOS COMMENTAIRES
  • saindou - 15.11.2017
    Chaque cochon a son samedi
    C'est de notoriété publique que certains professeurs ont des relations poussées avec les élèves. Ce qui est plus grave c'est que ce sont les noms de ces mêmes instituteurs qui figurent en exergue sur le frontispice de la plupart de nos collèges.
    Le problème que soulève ce groupe que je ne connais pas est bien réel, ceux qui critiquent sont ceux qui ne s'offusquent pas de la malpropreté ambiante.
    Au lieu de mettre la poussière sous le tapis il est grand temps que les langues se délient et que les enfants adultérins crient leur douleur.
    Bientôt c'est Noël, j'encourage ce groupe a créé un dossier sur le web afin que l'abcès éclate et que les vérités éclaboussent les pustuleux, il éclatera un jour ou l'autre de toute façon.
    Rebelle a dit la vérité, on veut l'exécuter. Cette vérité est lourde à porter car elle trouve ses racines effectivement dans les esclavages et d'aucuns ont honte de reconnaître qu'ils en sont des victimes passives ou des acteurs profiteurs libidineux et indignes de toute confiance, qui n'ont pas leur place dans le système éducatif français.
    Parlez, parlez, libérez votre conscience pour faire tomber les malpropres pour que notre société reparte sur des bases saines.
  • monsieur X - 16.11.2017
    Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
    "Rebelle a dit la vérité"...Si vous en êtes si sur, au lieu de les encourager à publier noms et prénoms des suspects, faites le puisque vous connaissez la vérité...Mais préparez vos économies pour les procès en diffamation
  • taïno - 17.11.2017
    @monsieurX: Cela a toujours existé, il y a des spécialistes, des faux militaires d'opérette, chefs de guerre qui jouent les matamores avec une ribambelles de paroles creuses et qui exhortent les jeunes à servir de chair à canon.
  • moranus - 17.11.2017
    Tout est bon dans le cochon
    Je ne reçois aucun ordre de vous surtout que vous persistez à défendre les bandeurs.
  • monsieur X - 17.11.2017
    En effet le saindou (x), provient du cochon...Ce qui explique vos grasses affirmations.
  • moranus - 17.11.2017
    Le vieux verrat
    On croirait entendre le vieux verrat !
  • monsieur X - 15.11.2017

    Commentaire supprimé par la rédaction

  • tigri - 15.11.2017

    Commentaire supprimé par la rédaction

  • lenaif1 - 15.11.2017
    pas la bonne stratégie
    par qui sont ils coacher ces surdoués de la contestation et de la com ils finiront comme les autres dans une administration avec la 40% qui font crever l'économie locale à leur place je parlerais de création d'entreprise c'est peut être la meilleur façon de se soustraire au pouvoir de ces prédateurs en augmentant l'offre sur le marché du travail
  • tigri - 15.11.2017

    Commentaire supprimé par la rédaction

12

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION