ACTUALITé - SOCIéTé

Une ONG de pompiers s'implante en Guadeloupe

France-Antilles Guadeloupe 12.02.2017
Laurence BAPTISTE-SALOMON

1RÉAGIR

Une ONG de pompiers s'implante en Guadeloupe
De gauche à droite, Mathieu Ambois, membre actif et premier adhérent du groupe Guadeloupe de Pompiers Humanitaires Solidaires, Georges Urdinati, président du groupe Guadeloupe, Annick Clappaz, trésorière et le président Frédéric Vigreux.) -(Photo : Dominique Chomereau-Lamotte)

Des membres de l'organisation Pompiers Humanitaires Solidaires qui mène des missions humanitaires à travers le monde sont de passage en Guadeloupe pour installer une antenne chez nous.

« La Guadeloupe est une île stratégiquement bien située dans cette chaîne des îles des Caraïbes sachant que cette dernière est très fragilisée sur des plaques tectoniques » , explique Frédéric Vigreux, le président de l'association non gouvernementale (ONG), Pompiers Humanitaires Solidaires (PHS).
Parce que notre archipel pourrait servir de base pour mener des actions dans la région - avec Haïti dans le viseur - mais parce qu'il est lui-même vulnérable. Voilà pour lui deux bonnes raisons d'implanter un groupe Guadeloupe.
L'organisation dont le siège est en Isère, compte une trentaine d'adhérents, principalement de Rhône-Alpes et pour la plupart des pompiers ou issus du milieu de la santé. « Nous sommes une ONG de solidarité internationale, spécialisée dans l'aide au développement, menant des actions de courte et de moyenne durées. Notre objectif est de réduire les vulnérabilités des populations dans les pays émergents » , poursuit-il. « Cette réduction s'opère par différentes phases, soit de soutien de la protection civile mais aussi de réhabilitation de matériels. »
PHS mène actuellement des missions au Sénégal, au Burkina Faso et à Madagascar mais certains de ses membres sont déjà intervenus sur bien d'autres théâtres humanitaires à travers le monde. « À Banda Aceh (Indonésie, NDLR), en Haïti, en Turquie, en Algérie, au Maroc mais aussi sur des conflits armés comme au Kosovo ou en Irak » , indique Frédéric Vigreux. « Nous étions une dizaine de membres qui appartenaient à une autre ONG dont on s'est désolidarisé. Mais on voulait continuer à mener des actions d'urgence, de réhabilitation et de soutien aux protections civiles. »
DES ACTIONS EN GUADELOUPE
L'ONG ambitionne aussi de mener des actions locales. « On essaiera de voir ensemble ce que l'on peut apporter à la population. Pour l'instant, c'est indéfini mais les objectifs que nous allons nous fixer se feront avec les gens d'ici » , insiste Georges Urdinati, le président du groupe Guadeloupe. « Pour l'instant on essaie de se faire connaître, s'inscrire au niveau institutionnel au niveau du Sdis et faire connaître PHS à la population. C'est pour cela que l'on passe par les médias, les associations, les mairies, collectivités » , a précisé le président.
Si PHS n'existait pas encore au moment du tremblement de terre en Haïti du 12 janvier 2010, plusieurs adhérents actuels, membres d'autres ONG ont eu l'occasion d'intervenir dans le pays. « Ils ont participé à la recherche de victimes puis à la gestion d'un camp de réfugiés avec participation à la mise en place d'une unité de potabilisation de l'eau. »
Si vous voulez rejoindre le groupe Guadeloupe de Pompiers Humanitaires Solidaires, vous pouvez contacter son président Georges Urdinati au 06 90 20 04 28 ou au 05 90 02 27 37. Mail : g.urdinati@phs-international.eu. Site : www.phs-international.eu.
IL A DIT Frédéric Vigreux, président de Pompiers Humanitaires Solidaires : « Gagner du temps »
« La Guadeloupe est une île stratégiquement bien située dans cette chaîne des îles des Caraïbes sachant que cette dernière est très fragilisée sur des plaques tectoniques. On a ressenti un séisme il n'y a pas longtemps d'ailleurs. C'est donc une zone très vulnérable de Dame nature. On sait qu'il existe déjà des structures (localement) mais on s'est dit qu'en mettant en place une unité en Guadeloupe qui aurait une forme d'autonomie, du matériel et du personnel, cela permettrait de gagner du temps si on devait faire des actions d'urgence aux alentours comme en Haïti. »
1
VOS COMMENTAIRES
  • rose - 16.02.2017
    L'Humanitaire est lucratif . Mais notre département n'est ni le Kosovo ni le l’Érythrée . Il n'y a ni or , ni diamant pour provoquer des guerres . Nous aurons plutôt besoins des pompiers pour surveiller les côtes maritimes .
1

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION