ACTUALITé - SPORTS

Beach soccer > Sélection - Les Gwada Beach Boys rêvent du mondial

franceantilles.fr 12.01.2019

0RÉAGIR

Les Gwada Beach Boys rêvent du mondial
Trois entraînements hebdomadaires de tactique et de technique pures. -N.D.

La sélection de Guadeloupe de beach soccer a entamé, jeudi, sa préparation pour la phase qualificativede la Coupe du monde 2019. Sur la plage de Sainte-Anne, les organismes ont souffert pour nourrirdes ambitions internationales.

Courses, slaloms, sauts et squats dans le sable, c'est par une séance physique que l'équipe de Guadeloupe de beach soccer a repris l'entraînement. L'entrée en matière est rythmée, mais le défi qui l'attend nécessite des sacrifices.

Du 5 au 12 mai, les Gwada Beach Boys seront à un tournoi à Puerto Vallarta, au Mexique, avec la perspective d'une qualification pour la Coupe du monde 2019. Ils devront être finalistes de cette compétition de la zone Concacaf (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes) pour décrocher leur ticket pour le tournoi final au Paraguay (du 21 novembre au 1er décembre). « Partir en voyage pour une compétition, c'est déjà génial, donc une compétition où tu peux affronter les meilleures équipes au monde, dans des stades de fous, avec une grosse ambiance… C'est un rêve pour tous », confie le sélectionneur Damien Granchi.

Le rêve est à la portée de cette équipe qui avait créé la surprise aux Bahamas en 2017, lors du même tournoi de qualification, en terminant à la quatrième place.

« On est parmi les bonnes équipes, mais on manque de repères, puisqu'on a aucun match de préparation dans les jambes. On ne peut pas se confronter, on n'a toujours pas d'installation homologuée, donc on travaille un petit peu dans le flou », regrette Granchi. Pour se préparer à ces échéances, le mois de janvier est consacré à la préparation physique avec deux séances par semaine, avant de passer à trois à quatre entraînements hebdomadaires de tactique et technique, dès février.

BONNES VIBRATIONS

Actuellement, seize joueurs font partie d'un groupe élargi qui sera réduit à douze éléments pour le tournoi mexicain. Dans les rangs de cette sélection, la possibilité d'une qualification pour la Coupe du monde alimente les fantasmes. « Un mondial avec les plus grands joueurs, c'est un rêve de gamin », avoue Théo Gelas. À 32 ans, le joueur du Gwada Beach Soccer fait partie des dix cadres qui étaient déjà de l'épopée de 2017. Il croit

qu'il est possible de faire mieux. « On sera attendus, mais on veut viser plus haut. J'espère que l'enjeu ne va pas nous tétaniser, car on n'est pas habitués à ça. Il va falloir bien se préparer physiquement, techniquement et tactiquement, mais c'est sûr que nos ambitions ne sont pas à la baisse », lance-t-il.

Cet état d'esprit se retrouve aussi chez les nouveaux venus, comme Alan Lefort, récemment installé en Guadeloupe. Ancien joueur du Vendée Fontenay Foot dans l'Hexagone, le jeune homme de 25 ans veut briller avec le

maillot vert. « J'aime la compétition et je ne viens pas juste pour m'amuser », se projette-t-il. Dans cette sélection que Damien Granchi considère comme une« équipe d'amis », le sérieux est malgré tout de mise pour se donner les moyens de s'offrir le plus beau des voyages. « On joue pour notre île et on veut rendre les Guadeloupéens fiers », ambitionne Gelas.

Nicolas LEDAIN

En tant que membre associé àla FIFA, la Guadeloupe peut, depuis mars 2018, participer à des compétitions internationales.

Une équipe soudée et qui a prouvé qu'elle pouvait aller plus loin, un sélectionneur déterminé... le rêve à portée de main.
 
L'incroyable retard du beach soccer guadeloupéen
Soleil et plages : les deux ingrédients essentiels au beach soccer sont présents dans nos îles. Pourtant, cette pratique y est encoreà la traîne. L'année 2019 pourrait enfin marquer un tournant.

«On reste dans les balbutiements », regrette Damien Granchi, le sélectionneur des Gwada Beach Boys. Malgré une équipe de Guadeloupe ambitieuse et qui a su montrer des qualités par le passé, l'archipel n'a pas pris le tournant de ce sport. Pas de terrain homologué, absence d'un championnat et manque de formation, le ballon rond peine à gagner le sable, alors que la Guadeloupe pourrait former des talents tricolores, selon le sélectionneur régional. « On a énormément de marge de progression, on pourrait avoir des joueurs en équipe de France. Cela devrait être logique de faire travailler nos jeunes sur beach soccer, mais on n'y est pas encore », explique Granchi.
Nouvellement installé en Guadeloupe et joueur de la sélection, Alan Lefort a commencé le beach soccer dans l'Hexagone et il croit à ce potentiel local. « Il y a le climat et la plage, tout est fait pour jouer, il ne manque plus qu'une étincelle », estime-t-il. La situation évolue favorablement puisqu'un championnat devrait voir le jour au mois de mars. Des clubs existent à Port-Louis, Sainte-Anne et le Moule. Et l'Étoile Filante de Sainte-Rose, l'Intrépide de Sainte-Anne et l'Union sportive de Grand-Bourg à Marie-Galante ont créé des sections de beach soccer.« On va avoir plus de joueurs, donc potentiellement plus de dynamisme », se félicite le sélectionneur guadeloupéen. Par ailleurs, la Fédération française de football a engagé une politique de développement du football diversifié, qui comprend le futsal et le beach soccer. Lors de la présentation du Fonds d'aide au football amateur en décembre, la ligue régionale a d'ailleurs incité les clubs à réclamer des subventions pour la création de terrains sur sable. « On en a besoin, pour travailler musculairement c'est très utile, plaide Granchi. Les pros qui reviennent de blessure passent tous sur le sable. Ça apporte quelque chose au foot à onze et l'un peut aller avec l'autre. »
 
0
VOS COMMENTAIRES

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION