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Route du Rhum: des skippers à l'abri à Brest

AFP 05.11.2018

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Route du Rhum: des skippers à l'abri à Brest

Le skipper français Jean Galfione à bord de Serenis Consulting avant le départ de la Route du Rhum, le 29 octobre 2018 à Saint-Malo

-LOIC VENANCE (AFP/Archives)

Plusieurs navigateurs engagés dans la route du Rhum se sont abrités lundi dans des ports bretons, dont celui de Brest, afin d'échapper à la violente tempête annoncée dans le golfe de Gascogne, avant de reprendre la mer... ou pas.

Arrivé dans l'après-midi au port du Château, à Brest, Jean Galfione (Serenis Consulting) a assuré ne pas abandonner la mythique course malgré son arrêt. "Pour l'instant je me pose, je souffle, je vais faire le point, un point météo, un point sur moi", a assuré l'ancien athlète avant d'ajouter: "si malheureusement je dois m'arrêter là et abandonner, ce serait très décevant".

"Ca fait déjà une semaine qu'on stresse beaucoup, certains plus que d'autres, dont moi", a poursuivi l'ancien perchiste, visiblement fatigué et déçu. "J'étais très positif en partant, en me disant « ça va le faire » (...) et puis avec un peu d'analyse, des fichiers qui ont tourné à nouveau, et une sorte d'angoisse qui s'est révélée plus forte que ce que je ne pouvais maîtriser, je me suis dit « non, ne va pas là-dedans »", a-t-il raconté.

Non loin de son Class40, le bateau d'un autre skipper engagé dans la Transatlantique, Erwan Thibouméry. "On a pris beaucoup de pluie, beaucoup de pluie et beaucoup de mer", a-t-il témoigné, expliquant avoir de l'eau un peu partout dans son multicoque (Gold.fr) et avoir cassé son antenne VHF.

"Je me suis dit « on va remettre tout ça nickel, à l'endroit, pour reprendre un deuxième très bon départ »", une fois les dépressions passées. "Je ne vise pas la victoire avec mon bateau (...) et je préfère être ce soir au port du Château que dans huit mètres de vagues dans le sud du golfe de Gascogne", a-t-il reconnu.

Quant à Jérémie Beyou sur "Charal", il faisait lui aussi route vers Brest lundi soir, suite à une avarie de barre.

D'autres skippers se sont déroutés vers Roscoff, comme Louis Burton (Bureau Vallée), tandis que les ports de Lorient, Douarnenez, Camaret et La Rochelle se tenaient prêts à accueillir des concurrents préférant échapper à la forte tempête annoncée mardi dans le golfe de Gascogne, avec déjà des conditions très musclées prévues dans la nuit de lundi à mardi.

Partis de Saint-Malo dimanche en début d'après-midi dans de bonnes conditions, la flotte des 123 bateaux a ainsi déjà souffert. Un bateau s'est échoué dimanche soir, celui de Willy Bissainte (C' La Guadeloupe), tandis que deux des favoris, Sébastien Josse et Thomas Coville, ont subi d'importantes avaries sur leurs gros bateaux, des Ultim.

Le règlement de la course autorise deux escales sans pénalité pour chaque bateau.

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VOS COMMENTAIRES
  • réflexion - 05.11.2018
    une question
    Pourquoi avoir laissé partir les marins et leurs voiliers si les conditions en mer sont si terribles ? Repousser le départ de quelques jours n'était pas faisable ?
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