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BASSE-TERRE - Quel avenir pour la piscine de Rivière-des-Pères ?

France-Antilles Guadeloupe 11.01.2018
Yvor J. LAPINARD

3RÉAGIR

Quel avenir pour la piscine de Rivière-des-Pères ?
Quid de ces 400 000 euros que la Région avait votés en faveur de la CAGSC, afin de rendre la piscine de nouveau opérationnelle et fonctionnelle (DR)

Depuis le 1er août, la structure n'accueille plus ses utilisateurs. Avec la volonté de la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbe (CAGSC) de s'orienter vers un bassin en mer, l'avenir de la plus grande piscine du département est posé.

Devra-t-on assister à la fermeture définitive de la plus grande piscine du département, la seule à disposer de huit couloirs sur 50 mètres ? La question est posée par les principaux utilisateurs qui constatent le flou le plus absolu dans ce dossier, depuis la fermeture de la structure, le 1er août dernier. Et cela, en dépit des différentes réunions initiées par la CAGSC (Communauté d'Agglomération Grand Sud Caraïbes) qui gère l'ensemble du complexe sportif dont fait partie la piscine. Plus de cinq mois après, force est de constater que des milliers d'enfants sont toujours privés de ces activités, qui sont proposées par les clubs.
« Apprendre à nos enfants à nager sur l'île où ils habitent ne serait pas une priorité, fait comprendre ce dirigeant de club. Manifestement les images d'enfants et de familles naufragés sur des embarcations de fortune, surpeuplées de réfugiés n'ont pas atteint ni marqués les esprits et les cerveaux bien faits de nos dirigeants et de nos décideurs... Qui a intérêt à faire durer cette situation qui ne serait acceptée nulle part ? » Cette piscine intercommunale de Rivière-des-Pères, qui a vu défiler plusieurs générations de Guadeloupéens, qui a été un élément phare dans la dynamisation de la région, serait-elle en train de faire un bond de plus de 50 ans en arrière ? Au temps où les enfants, leurs parents et grands parents, n'avaient que la mer comme divertissement ?
L'AGENCE RÉGIONALE DE SANTÉ SAISIE
Au cours des décennies passées, cette structure a subi de nombreux aléas liés aux catastrophes naturelles qui l'ont fragilisée au fil du temps, explique-t-on à la CAGSC. Il a fallu enlever le carrelage et le remplacer par un liner, engager quelques travaux d'amélioration et de mise aux normes, installer un élévateur de piscine pour les personnes âgées ou en situation de handicap, construire un petit bassin chauffé...
« Suite à des fuites constatées dans le grand bassin, la piscine a été contrôlée par plusieurs techniciens et principalement par son constructeur, qui a décelé l'importance de ces fuites nécessitant de gros travaux ou, peut-être, la construction d'une nouvelle piscine. Ainsi donc, le petit bassin sera sécurisé et accessible aux enfants. »
Mais, les utilisateurs se demandent s'il ne suffisait pas de réparer et remplacer les machines et les pièces défectueuses (liner, moteurs, filtres, bâches tampon...), d'effectuer une vidange qui n'a jamais eu lieu, et d'aménager des vestiaires et des sanitaires dignes de ce nom en ajoutant des gradins aux tribunes, afin de respecter l'hygiène et la sécurité. C'est cette évaluation qui avait été chiffrée à 400000 euros, et que la Région avait accepté de financer dans son intégralité, afin de rendre la piscine de nouveau opérationnelle et fonctionnelle, susceptible d'accueillir quelque 40000 enfants en souffrance depuis plus de cinq mois.
Il y a deux jours, un communiqué de la CAGSC, adressé à notre rédaction, faisait savoir que, dans le cadre de la construction envisagée d'une piscine en mer, l'Agence régionale de santé (ARS) a été saisie pour effectuer des contrôles de la qualité de l'eau. Et que, d'ici la semaine prochaine, une décision définitive devrait être prise après consultation des entreprises sollicitées. La piscine olympique de Rivière-des-Pères, vit-elle ses derniers instants ?
Des interrogations
Depuis la fermeture de la piscine, les clubs utilisateurs vivent les plus terribles moments de leur existence, d'autant plus qu'ils n'ont aucune garantie que cette souffrance s'arrêtera un jour. Alors quelques questions se posent : Pourquoi veut-on absolument trouver des failles là où il n'y en a pas ? Pourquoi parle-t-on de fuite lorsque l'on n'est pas capable de la détecter ? Pourquoi le petit bassin reste-t-il fermé alors qu'il n'a lui-même aucun problème ? Pourquoi avoir vidé le grand bassin et le laisser exposé au soleil et aux intempéries qui continuent à le détériorer ? Pourquoi laisse-t-on des personnels rémunérés (une quinzaine de salariés) à leur domicile sans leur attribuer la moindre tâche, et notamment pour les maîtres-nageurs, sans leur donner à surveiller des plages du Sud Basse-Terre qui ont pourtant bien besoin d'être gardées et animées ?
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VOS COMMENTAIRES
  • morouvif - 11.01.2018
    ahem....
    mouaimouaibof;pr moi ça va c'est bon, je sais déjà nager,alors..
    !par contre, sur la photo, moi c'est dans l'autre sens...enfinbon..
  • rickko971 - 11.01.2018
    Ce serait donc des emplois fictifs..peut etre considèrent-ils que cette picine consomme trop d'eau..
  • G-Gui-ple - 11.01.2018
    C'est comme pour l'eau.
    C'est comme pour l'eau.
    Les mêmes causes produisent les mêmes effets : Nos politiques ne savent pas gérer les équipements publics.
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