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EXPOSITION - Les échos de la mémoire

France-Antilles Guadeloupe 09.12.2014
Estelle VIRASSAMY

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Les échos de la mémoire

Jusqu'au 20 décembre, le fort Fleur d'épée, au Gosier, accueille une exposition sonore, visuelle et déambulatoire intitulée Les Échos de la mémoire. Réalisée par Luc Saint-Éloy, cette collection rend hommage aux victimes de l'esclavage et de la traite négrière.

Depuis deux jours, une exposition originale est installée dans les jardins du fort Fleur d'épée, au Gosier. Les Échos de la mémoire, exposition sonore, visuelle et déambulatoire proposée par Luc Saint-Éloy, visible jusqu'au 20 décembre, est un appui au colloque international « Route de l'esclave : des itinéraires pour réconcilier histoire et mémoire » , qui se tient actuellement sur le site (lire ci-dessous).
Dès l'entrée, quatre panneaux dits « muets » dressent un historique de l'esclavage et de la traite négrière, mais aussi de la loi Taubira du 10 mai 2001, reconnaissant l'esclavage et la traite négrière comme crimes contre l'humanité.
Les 26 autres panneaux qui leur succèdent, également posés sur des tonneaux en chêne, sont agrémentés d'extraits sonores. « Les 26 panneaux correspondent à un abécédaire de la mémoire, explique Luc Saint-Éloy. Par exemple, A comme Aimé Césaire, B comme Bateau négrier, S comme Ségégal, T comme Toussaint Louverture. Les visuels disent au public ce qui a été fait pour honorer la mémoire des victimes et rendent hommage à ceux qui se sont battus contre l'esclavage et pour les libertés. Chaque panneau est équipé d'un bouton-poussoir qui permet au visiteur d'écouter un épisode de l'histoire » , explique l'artiste.
(E.V.)
2,3 TONNES DE MATÉRIEL
Outre le bouton-poussoir, un QR Code placé sur le panneau permet de télécharger chaque extrait audio via un smartphone, pour une écoute au gré de la balade.
Cette exposition fait suite à la série radiophonique du même nom réalisée par Luc Saint-Éloy. Un feuilleton radio de 26 épisodes de 2 à 3 minutes diffusé sur Guadeloupe 1ère, qui s'appuie sur les travaux de l'historien Godwin Tété. « J'ai aussi collaboré, pour les travaux et les recherches, avec Philippe Pichot, responsable de La route des abolitions. Je ne suis ni historien, ni scientifique, mais artiste. Simplement, mon espace de travail ne se limite pas au théâtre. Cette exposition est en quelque sorte une université populaire, accessible à tous les publics. »
C'est la deuxième sortie de cette collection composée de 2,3 tonnes de matériel. En mai 2013, Luc Saint-Éloy a présenté Les Échos de la mémoire au Jardin du Luxembourg, à Paris.
Gageons que cet arrêt au fort Fleur d'épée ne sera qu'une étape dans la vie de cette collection.
Jusqu'au 20 décembre (lundi, de 10 à 17 heures, mardi à dimanche, de 9 à 17 heures), au fort Fleur d'épée, au Gosier. Vernissage : mercredi 10 décembre, à 19 heures.
Ouverture en nocturne : les 10, 13 et 20 décembre, jusqu'à 22 heures ; les 11, 12, 17, 18 et 19 décembre, jusqu'à 20 h 30.
www.lesechosdelamemoire.com
Route de l'esclave, un colloque
Pendant les quatre prochains jours, le fort Fleur d'épée sera le théâtre d'un colloque international proposé à l'occasion des 20 ans du programme Route de l'esclave, inauguré en 1994, au Bénin.
Organisé au fort Fleur d'épée, au Gosier, par le conseil général, en collaboration avec l'Unesco, cet événement rassemble historiens, spécialistes du patrimoine, etc., qui feront le point sur les avancées du réseau international mis en place par l'Unesco en 2012.
Ce colloque est aussi l'occasion de mettre en valeur le projet « La Route de l'esclave : Trace-mémoires en Guadeloupe » , initié par le conseil général.
Ouvert au public : vendredi 12 et samedi 13 décembre.
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VOS COMMENTAIRES
  • sassie - 10.12.2014
    Encore et encore !!
    je propose la lettre R , pour rengaine !!ou réchauffé !!
  • rose - 10.12.2014
    Encore et encore !!
  • vin9cent - 10.12.2014
    Je ne manquerai pas ce rv pour rien au monde.
  • jolibwakapotésa - 11.12.2014
    Je peux y aller comme pas
    Ce n'est pas une obligation n'y une nécessité c'est comme certain qui dise être fier d'être fils d'esclave moi je ne vois pas la fierté et puis ca fait déjà 166 ans. Je ne peux pas revivre ca indéfiniment, ce passé douloureux! C'est stressant et dangereux je n'oublie pas le passé de certains de mes ancêtres mais trop me focaliser sur cela fera de moi un être replié sur lui mm avec une multitude de blocage! en plus l'esclavage n'est pas le propre d'une seule race d'homme, c'est humain, tous les hommes l'ont pratiqué blanc noir jaune. l'Afrique aussi est responsable" y t konplis osi, sa fanatik neg pa enmé tann....
  • sassie - 11.12.2014
    bien d'accord !
    il faut avancer et ne pas se morfondre et ressasser à l'infini !
    savoir tourner la page du livre c'est vouloir vivre autre chose , avancer et donc évoluer
    ce qui n'empêche pas de conserver le livre dans la bibliothèque
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