RéGIONS - NORD BASSE-TERRE

SAINTE-ROSE - Le terrain de Radio Sofaïa remis en question

France-Antilles Guadeloupe 09.08.2017
C.B.

4RÉAGIR

Le terrain de Radio Sofaïa remis en question
Depuis 1999, RSA est installée dans le réser voir de Bakanal, mis à sa disposition par la mairie. Le président a signé un bail de 12 ans avec la Ville pour le réser voir et son terrain.

Installée route de Sofaïa depuis 1999, Radio Sofaïa Altitude voit ses terres convoitées par un entrepreneur.

Radio Sofaïa Altitude (RSA) émet sur la fréquence 88.5 de la bande FM. Depuis 1999, la radio est installée route de Sofaïa, dans le réservoir d'eau de Bakanal mis à sa disposition par la municipalité. Celui-ci a été aménagé afin d'accueillir la station de radio, qui organise chaque année un grand léwòz. Celui-ci devait se tenir en juillet mais a dû être reporté en raison d'un désaccord avec un entrepreneur sainte-rosien.
L'homme s'est rapproché de la municipalité pour acheter le terrain. « Impossible, la radio a un bail » , lui dit-on. Tout aurait pu s'arrêter là, sauf qu'« il y a deux mois, il a décidé d'occuper le terrain qu'il a ensuite barré, constate Jean-Philippe Rangassamy, président de RSA. Une première fois, nous avons retiré les barrières. Il les a remises. »
UNE CESSION DE TERRAIN EN VUE
En 2000, la radio a signé un bail avec la Ville, confirme le maire Claudine Bajazet, mettant à disposition de RSA le terrain d'assiette AR 685, sur lequel est implanté le réservoir transformé en studio.
« La pression était en train de monter, indique M. Rangassamy. Des auditeurs s'interrogeaient. À tout moment, il pouvait y avoir un dérapage. » Le président se tourne alors vers le maire afin qu'elle intervienne. Rien à faire. L'homme persiste et plante deux poteaux à l'entrée du terrain, malgré la mise en demeure de cesser les travaux signifiée par la mairie. Vu la tournure des événements, le président de RSA préfère alors renoncer à sa programmation du mois de juillet. Il ne veut prendre aucun risque.
« Nous ne pouvions pas fonctionner dans ces conditions, explique-t-il. Nous lui avons montré le bail de 12 ans qui a été renouvelé en 2015 » . N'ayant pas trouvé une solution à l'amiable, le président a choisi de porter l'affaire devant les tribunaux. Lundi, le maire a convoqué la gendarmerie, la police municipale, le service d'urbanisme et les élus pour régler ce problème au plus vite. « Nous avons rencontré le maire avec mon conseil d'administration. Il se pourrait que la municipalité nous cède le terrain mais avant cela, le maire devra consulter son conseil municipal » , conclut Jean-Philippe Rangassamy.
Jean-Philippe Rangassamy, président de RSA, va recourir à un avocat.
ELLE A DIT Claudine Bajazet, maire de Sainte-Rose : « Que cette affaire soit réglée à l'amiable »
« Nous avons déjà signifié à l'entrepreneur qu'il ne pouvait pas construire sur les terrains parce que la radio RSA a un bail qui date de 2000 et que nous avons renouvelé en 2015. Nous avons rencontré cet entrepreneur à plusieurs reprises. Nous lui avons demandé d'enlever les poteaux. Il dit vouloir intégrer la radio dans son projet. Il a empiété sur une partie des terrains qui appartiennent à la commune. Il nous demande une nouvelle rencontre. Nous le recevrons, et nous verrons. Notre intérêt est que cette affaire soit traitée à l'amiable. »
L'entrepreneur veut créer un musée de la mer
Interrogé, l'entrepreneur, qui préfère garder l'anonymat, nie tout ce qui lui est reproché, à savoir son installation sur les terres d'autrui. « Je suis diffamé, déclare-t-il. Je suis en procédure judiciaire avec l'association. J'ai un permis de construire et un titre de propriété pour une partie des terrains. » Il ne comprend pas la réaction du président de RSA puisque le projet qu'il présente prévoit d'y intégrer la radio. « Je voudrais créer un musée sur l'histoire de la mer et de l'eau. Ce projet économique, social et culturel peut être bénéfique à tout le monde : la radio, les écoles et les associations » , précise l'entrepreneur.
« Ce sont des terrains communaux qui doivent être régularisés. Je suis un des rares à être en règle. J'ai un permis de construire. Si la radio est sûre de son bon droit, qu'elle fasse appel à la justice, c'est tout! »
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VOS COMMENTAIRES
  • elsa - 11.08.2017
    BOUYGUE
    L'entrepreneur se prend pour BOUYGUE CONSTRUCTION international...
    Il ne veut pas dévoiler son nom, c'est ça les nouveaux riches de Guadeloupe....
  • moranus - 10.08.2017
    Entrepreneur entreprenant
    Entrepreneur ou pas, cet individu prédateur a décidé de mettre le grappin sur un terrain sans avoir de titre de propriété, c'est une première anomalie.
    La radio est tranquille car elle a un bail renouvelé pour 10 ans.
    Un bail peut être dénoncé très difficilement et cet entrepreneur sans titre de propriété n'a aucun titre pour revendiquer un terrain qui ne lui appartient pas, il va au devant de gros ennuis.
  • ayo97 - 10.08.2017
    a qui appartient ce terrain ??? - what's up !!!!!!!
  • yoda - 10.08.2017
    "l'entrepreneur, qui préfère garder l'anonymat" Ki koté myssié la sa sôti ?
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